‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 86 sur 274 · JOAN. DlAC, l. c · texte numérisé non relu

JOAN. DlAC, l. c

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mis et quelquefois par d'imprudents admirateurs, au sujet de sou prétendu mépris pour les lettres et les sciences? Ou lui a reproché d'avoir détruit les monuments antiques de Rome, brûlé la bibliothèque Palatine , anéanti des écrits de Gicéron et de Tite- Live, expulsé de Rome les mathématiciens et réprimandé l'évêque Didier de Vienne pour avoir enseigné la grammaire aux enfants. Aucune de ces imputations, excepté la dernière, ne repose sur une autorité antérieure au xu® siècle ^ . Les témoignages les plus authentiques nous le montrent au contraire nourri des disciplines savantes de l'ancienne Rome, entouré des prêtres et des moines les plus savants de son temps, faisant, dit son biographe, des sept arts libéraux les nobles colonnes du portique de la chaire apostolique".

Son contemporain, Grégoire de Tours, qui alla le visiter à Rome, dit de lui qu'il n'avait pas son égal pour la grammaire, la dialectique et la rhétorique'^ Sans doute il dut faire des efforts pour déraciner le paganisme, qui se perpétuait dans les goûts littéraires et dans les habitudes populaires de cette Italie où si peu de temps auparavant saint

1. Le premier auteur qui en ait fait mention, et pour l'en louer, a été Jean de Salisbury, mort en 1183.

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