‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 87 sur 274 · Grec. ïuhon., Ilist. Franc, x · texte numérisé non relu

Grec. ïuhon., Ilist. Franc, x

Benoit avait encore tronvé un temple d'Apollon sur le sommet du mont Gassin. Il rejetait toute préoccupation exclusive des sujets mythologiques, mais il n'a jamais rien écrit ni prescrit contre Tétude des lettres humaines ou classiques. Il a au contraire longuement démontré que cette étude est une préparation utile , un secours indispensable à Tintelligence des Lettres divines. Il regarde comme une tentation du démon le dégoût de certains chrétiens pour les études littéraires, et il ajoute : « Les démons savent l)ien que la connaissance des lettres profanes nous aide à connaître les saintes Lettres. Eu nous dissuadant de les apprendre, ils n'agissent pas autrement que les Philistins, quand ceux-ci interdisaient aux Israélites de fabriquer des glaives et des lances, et les obligeaient à venir chez enx pour y aiguiser lem^s cognées et le soc de leurs charrues'. »

Il ne reprochait à l'évêque de Vienne que de se consacrer à la lecture et à l'enseignement des poètes profanes, au préjudice de la dignité de sa charge ; et il lui représentait que les louanges de Jupiter étaient peu séantes dans une même bouche avec celles de Jésus-Christ". C'est par une exagération d'humilité que, dans la dédicace de son livre sur Job, il affiche

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