‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 105 sur 520 · I. Verha Seiiioniiii, P. L., LXXIII · texte numérisé non relu

I. Verha Seiiioniiii, P. L., LXXIII

dans l'Empire, descendaient de parents ayant exercé une haute magistrature, étaient eux-mêmes investis de fonctions importantes, possédaient de grands domaines, de nombreux esclaves, et jouissaient de l'exemption des charges onéreuses, on voyait la classe des curiales, qui remplaçaient les anciens sénats municipaux. Ils formaient le conseil de la cité; l'administration leur était confiée. On ne pouvait se soustraire aux obligations et aux responsabilités, lourdes parfois, qui en résultaient. Quand le fisc écrasait la ville d'impôts, les curales répondaient du recouvrement. Toutes les fonctions locales qui exigent du dévouement, et sont en général fort ingrates, leur étaient imposées. Oh peut dire que l'Empire tout entier reposait sur eux. Mais les charges qu'il leur fallait supporter les écrasaient au point qu'ils cherchaient presque tous à rompre leurs liens. Efforts inutiles; car la loi les contraignait à remplir bon gré mal gré leurs fonctions, on pourrait dire leurs devoirs publics. Quelques-uns crurent un instant trouver dans la vocation religieuse un moyen facile d'y échapper. Cela se présentait fréquemment en Egypte. Pour réprimer cet abus, l'empereur ValenS: ordonna au comte d'Orient d'arracher à la solitude les curiales déserteurs et de les contraindre à remplir les devoirs que leur imposait la loi 1 (372 ou 373).

Cette mesure visait aussi les hommes qui cherchaient dans la vie religieuse un moyen de s'exempter du service militaire. Car moines et clercs étaient alors dispensés de prendre les armes. Les agents du prince arien saisirent volontiers cette occasion de faire subir, aux solitaires de l'Egypte toutes sortes de mauvais traitements ^

11 y avait une classe d'hommes beaucoup plus nombreuse, que sa condition mettait dans l'impossibilité d'embrasser la vie monastique. Nous voulons parler des esclaves. Ces êtres malheureux, qui étaient la propriété absolue de leurs maîtres, ne jouissaient

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