Id., epist.81. Nomo coiistili, P. G., LXXXIII
3. S. Jean Chrys., Adversas oppugnaiores vitœ moiiasUcœ, 1. m, P, G., XLVII, 368-371.
122 LÈS MOINES D'ORlENt
auprès de Diolcosi, l'abbé Helens, Apôllos^, Pachôn^, Ammon^, les plus célèbres des grands frères, Or 6, Isaac^. Saint Epiphané, n'était lui-même qu'un enfant, lorsque des moines de grand mérite le formèrent à la vie religieuse s. Plusieurs des saints dont la vie est racontée par Théodorét furent moines dès leur enfance. Héliodore, par exemple, n'avait que trois ans lors de son entrée au monastère. Jamais il n'en sortit dans la suite. Aussi son ignorance des choses de la vie dépassait-elle toutes les bornes. Il affirmait, à l'âge de soixante-cinq ans, ne point savoir ce que c'était que les porcs, les coqs et d'autres animaux, non moins répan- ' dus 9.
Tous n'approuvaient p^s de semblables admissions ; quelquesuns pensaient qu'on eût mieux fait d'attendre, pour les recevoir, le terme de leurs études. Saint Chrysostome, l'intrépide défenseur des moines, ne partageait pas ce sentiment. Arriveront-ils à cet âge? demandait-il. Et s'ils l'atteignent, conserveront-ils les mêmes dispositions? Il est permis d'en douter. Les écoles qu'il leur faudra fréquenter seront peut-être des foyers de corruption. Or, à quoi bon la culture littéraire sans les bonnes mœurs? La vertu peut bien se passer de rhétorique lo.
C'est l'auteur le plus goûté de l'Orient chrétien qui fait ces réflexions. L'expérience lui montrait les grands avantages que présentait la vie monastique menée dès l'enfance n. On voyait, en effet, dans beaucoup de monastères, des adolescents qui, par leur tempérance et le sérieux de leur conduite, avaient acquis la maturité des vieillards; on ne. leur connaissait d'autre amour que celui de la sagesse ^2;;
Ces enfants avaient-ils contracté des obligations monastiques ?