‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 114 sur 520 · Théodorét, ///s<. relig., xxvi, P. G., LXXXII · texte numérisé non relu

Théodorét, ///s<. relig., xxvi, P. G., LXXXII

10. Saint Jean Chrysostome, Âdv. oppuguat. vitœ moiiasticœ, ni, P. G., XLVII, 366-367.

I r. Ibid., 379-380.

12. Saint Grégoire de Nysse, De Virginilate, 24, P. G., XLVII, 41 1.

Ou attendait-on pour leur faire prendre des engagements qu'ils eussent atteint l'âge où il est permis à un homme de disposer de lui-même ? Il est difficile de répondre à cette question pour ce qui concerne l'Egypte, la Palestine et la Syrie. Mais saint Basile expose clairement la pratique des monastères cappadociens. Sa règle permet d'élever des enfants, à la condition expresse qu'on s'occupera avant tout de les former à la pratique de la vertu et à la crainte du Seigneur ï. Si quelqu'un parmi eux en manifestait le désir, les supérieurs pouvaient l'admettre à faire profession religieuse, quand il aurait atteint l'âge requis pour cela '. Saint Basile recommande instamment d'examiner au préalable s'il agit en pleine liberté et en parfaite connaissance de cause^.

Quelle que fût leur condition, la présence de -ces enfants n'était pas sans entraîner des inconvénients sérieux, contre lesquels les anciens prémunissaient leurs diséiples. Saint Pakhôme défendait de rire et de jouer avec eux, et surtout de les poursuivre d'une amitié particulière*.. La légèreté de leur âge ne leur permettait guère de comprendre ce qu'est le mal ou de se laisser impressionner par la pensée des jugements de Dieu ; aussi ne leur ménageait-on ni les réprimandés ni le fouet, quand les paroles étaient inefficaces^. Les règles attribuées à Isaïe et à saint Antoine se montrent d'autant plus vigilantes sur ce point qu'elles sont faites pour des ermites^.

Les yerba Senîorum'^ racontent l'espièglerie d'un enfant qui vivait avec un ermite. Blessé par un reproche qui liii fut adressé, le petit alla sq cacher, en emportant la clef du meuble où le moine renfermait sa provision de pain.

Evagre du Pont poussait la prudence jusqu'à défendre aux anachorètes d'admettre des enfants en leur compagnie s. On expérimenta à Scété la sagesse de pareille interdiction. « N'amenez pas d'enfant ici, disait l'abbé Isaac le Thébain ; à Scété, quatre églises

1. s. Basile, Régula brev. iractaL, inter. 202. P. G., XXXI, 1287.

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