‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 121 sur 520 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Les engagements monastiques

Celui qui embrassait la vie religieuse ne pouvait s'y engager de sa propre autorité. Il .entrait dans un corps ; ceux qui en faisaient partie avaient seuls qualité pour l'y admettre i ; aussi le premier soin de tout postulant était-il de se présenter soit à la porte d'un monastère de cénobites, soit dans un groupe érémitique, soit devant une cellule d'anachorète, et de solliciter son admission. On ne faisait pas immédiatement droit à sa demande. Patermutios reçut bien, à la vérité, sans le moindre délai, la profession d'un adolescent *, mais les faits de cette nature sont rares ; ils constituent une exception à la règle commune des moines orientaux.

Ermites et cénobites se faisaient une obligation de soumettre à une épreuve plus ou moins longue les candidats qui leur arrivaient. S'ils déployaient tout leur zèle pour attirer les âmes généreuses, ils évitaient néanmoins de les jeter dans l'illusion. De la sorte, le moine pouvait connaître la nature et l'étendue des engagements qu'il contractait; ceux qui les lui laissaient prendre savaient s'il aurait, oui ou non, la force de les porter. Le délai qui lui était ainsi imposé avait le précieux avantage de le former pratiquement à la vie qui devait être la sienne. Il apprenait les oraisons qu'il aurait à dire, les heures fixées pour la prière, les exercices qui rempliraient ses journées, les vertus qu'il devrait pratiquer^. Pendant ce temps il se détachait peu à peu des maximes

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