CHAPITRE VII
L'obéissance et la hiérarchie monastique
L'obéissance est la principale obligation que le moine contractait. Il s'engageait, en la vouant, à suivre les prescriptions d'une règle et à exécuter les ordres d'un supérieur, qui lui apparaissait comme le représentant de Dieu.
Puisque cette vertu liait la volonté du religieux à celle de son supérieur, il importe d'étudier la nature de son autorité et les conditions dans lesquelles l'exerçaient les moines orientaux, avant d'examiner le caractère et l'étendue de l'obéissance monastique elle-même.
Les cénobites avaient toujours un chef à leur tête; il faut en dire autant des ermites réunis en groupes. Les anachorètes isolés, qui •avaient généralement commencé les exercices de la vie religieuse soUs la direction d'un maître, étaient seuls admis à se conduire eux-mêmes. C'est cette condition inévitable de leur existence qui la rendait si périlleuse et motivait la prudente réserve des Pères à son endroit.
Lés Orientaux avaient plusieurs termes pour désigner le supérieur d'une communauté monastique. Cassien les traduit par le mot \sLtm prœpositus, qui signifie préposé i. Cette expression, qui se rencontre sous la plume de saint Jérôme*, est employée dans sa forme grecque JTpoecJTcbq, par saint Basile^, saint Grégoire de