‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 157 sur 520 · Apophtegmata Patrum, P. G., LXV · texte numérisé non relu

Apophtegmata Patrum, P. G., LXV

l'obéissance. ET. LÂ> HIÉRARCHIE. MONASTiQUE l6^

veillait à ^l'observance fidèle de tout cè.qm \)eui dondiiire lei' moines à la perfection de leur état, au bien màtérier et raoral des) solitaires et a leur gouvernement. L'élection des frères qui devaient recevoir les ordres /sacrés, le châtiment de certaines fautes,: l!jrtdiction des jeûnes non prévus par la règle, le célébration des" solennités nouvelles, étaient soumis à leur délibération^.: Un pîrêtre présidait l'assemblée. L'âge en ouvrait oidÎDairènientJa-fiJorte. On fit ceperidant' quelques exceptions en feveuride jeanes relî^eux. C'est ainsi que l'abbé Piamoum, de longues années avant d'être un vieillard, mérita l'honneur de siéger dans ces réu&ÎQns. Les aiiciens voulaient par cette distinction rendre témoignée à sa vertii et et se ménager la lumière <lé ses conseils *. Lesseniores ont joué uii grand rôle dans rhistbîre de Scété et du désert des; Cellules. Les f^erba seniorum et les Apophtegiriata Patmmy qui reflètent plus particulièrement lek usages de ces' solitudes, les: nomment a chaque instant.

: L'Orient ne fournit pas d'autre exemple connii de gouvernement aristocratique. L'autorité reppsait ailleurs entre les mains d'un seul homme. C'était le iégime moharchique. Tout solitaire qui. voyait se former autour de sa cellule un groupe de disciples, et composait: avec eux' un cœnohium, devenait leur premier supérieur. Si même il en fondait deux ou un plus grand nombre, les frères tenaient en; général à vivre sous son autorité. Siméon l'Ancien^ gouverna ainsi < lés deiix monastères qu'il avait établis sur lé sommet etau pied du mont Anian?.Publios resta, sa vie durant, l'unique abbé des deux comrriunautés syrienhe et grecque, ' réunies dans le monastère ^ fondé par lui à Zeugma. Elles eurent plus tard chacune un supérieur distinct^;

; ILa responsabilité de la conduite des âmes effrayait quelques-uns ■ de ces, pieux fondateurs. Ammien ne voulut jamais accepter la^ direction des solitaires qu'il avait réunis à Télédan. 11 alla prier le' reclus Eusèbe de prendre sur lui cette charge difficile. Le gouvernement de ce saint homme' fut des plus heureux^; Jacques le- -Persan et Agrippa, religieux du monastère de Julien Sabbas, lui;

1. Bivario, De veteri monachaiu, t. 1. De Buck, Acia Sanci, Oct., t. IX, 903-904. . ,

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