Isaîe, C>>'^Oi tj^P; G.,. XL
6. S. Jérôme, Ep, t25, P. L.^ XXIf, io8eKio8r. Régula S. Macarii,4n, P- L., Ci», 44g.
j. /tpopMegtnaia Patnim,^. G., IXy, 2}'y.
L'0BÉISSAN(Î#-^M lÉiftARCHIÈ! MONASTIQUE i 1.7^
'les vraîs chefs du çW0it s0me( éks moines. Pénétrés par Ya. pensée de leur mtMoti MmÊti/^ ils savent, disait-il, la porter avec humilité, eriJàtigêâMàÛlé pénis qui t'acompagnent; Ils offrent aux frères leur vîe comfÉ^ûfe type sur lequel ils peuvent régler la leur. Les relîé'feux qu'ifi^ é^^uvernent sont ah dépôt sacré que Dieu leur a confié. Ils doiîhérit a chacun la doctrfne et la correction dont il a pérsonnellém'ërit besoin. Ce sont de véfifàj^les médecins des âmes. Grâce à leur discrétion, rintimit^ fègne entre les' membres ..de la communauté, Les cœurs sont à l'aisé, et les frères parcourent avec allégresse le chemin qui mène à la perfection. Le monastère est une image du ciel ; on y mène la vie des anges V.
Cet idéal de communauté monastique, tracé par l'un des hommes que recommandait le plus Son expérience de la vie religieuse, pouvait devenir une réalité Sous l'action salutaire d'un abbé doué des qualités et deS vertus qiié requièrent ses fonctions. L'abbé Orsise, qui donnait aux supérieurs des conseils analogues, leur proposait, pour les faire entrer plus avant dans leur esprit, l'exemple de Notre-Seigneur et de saint, Paul, conseillant pardessus tout la pratique de la charité, qui les rend tout à tous, et les empêche de faire jamais acception de personne^. Sairit Pakhôme, que sa vie montre préoccupé de se conformer en tout à ces modèles, résumait ainsi à son disciple Théodore ses propres sentiments sur la supériorité : « C'est une grande chose de voir dans ta maison quelqu'un qui néglige son salut et de l'oublier, de ne le point instruire. Sois patient... Prends soin de ceux qui sont malades plus que de toi-même. Sois abstinent -en tout temps, porte la croix plus qu'eux; Sois une édification pour les frères, de sorte que tu leur serves de modèle en toutes choses ^ »
Le fondateur de Tabenne, dans une de ses visions, aperçut les supérieurs assistés par les anges. Théodore parcourait pendant la nuit la communauté pour veiller sur les frères, qui lui apparurent semblables à des brebis étendues sur le sol. Un ange les gardait. L'esprit céleste lui demanda : « Qui veille sur les frères? Est-ce toi ou -moi? » Théodore se dit en lui-même : « Vfainient nous ne sommes que la figure ; en réalité ce sont les anges qui sont nos