‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 162 sur 520 · Id., 1. III, Epist. 332, col · texte numérisé non relu

Id., 1. III, Epist. 332, col

4. Id., 1.. Il, Ep. $y-io2,l. III, Ep. 108, ço\. 226-246, 434-435. De monaslL-a. exerciiaUone,?. G., LXXW, ']4']-TT2.

l'obéissance ET LA HIÉRARCHIE MONASTIQUE I75

Saint Ephrem, dont les enseignements étaient reçus avec tant de docilité par les moines de Mésopotamie et de Syrie, félicitait, dans sa langue poétique, la cité gouvernée par un prince sage, le vaisseau conduit par d'excellents marins, et le monastère administré par un homme digne. Car, déclare-t-il, l'incapacité des chefs cause la ruine des communautés K 11 conseille de ne point ambitionner la conduite des âmes, tant qu'on n'a pas remporté la victoire sur toutes ses passions. L'accepter dans ces conditions serait une grave imprudence, nuisible aux autres et à soi-même. Mieux vaut être élevé à cette charge malgré soi. Même alors l'abbé a besoin d'une grande vigilance pour remplir dignement ce ministère et pour ne suivre jamais la voie du bon plaisir^.' L'homme qui a reçu des âmes à gouverner, dit ailleurs le diacre d'Edesse, doit livrer de rudes combats. Qu'il se prépare à les soutenir par la pratique des vertus qu'il enseigne ■. Il liii fauiune patience invincible, une condescendance pour les infirmes qui ne se lasse jamais^, et une application continuelle à discerner les forces de chacun. Si la dis^ crétion tempère tous ses ordres, son moine lui donnera une obéissance simple et. cordiale, sans, jamais répondre : C'est impossible s.

Saint Basile ne pouvait passer sous silence les devoirs des supérieurs dans ses règles, où sont exposés tous les principes sur les-' quels roule l'organisation monastique. Comme saint Nil et saint Ephrem, il insiste sur le compte que Dieu leur demandera. Si un frère vient à commettre une faute sans que l'abbé lui ait au préalable manifesté les jugements divins, et s'il persévère dans le mal sans qu'on lui enseigne les moyens de se corriger, c'est l'abbé qui répondra au tribunal de Dieu de la perte de cette âme. Sa condamnation sera beaucoup plus rigoureuse si son silence a pu paraître une approbation 6. La. dignité dont il est revêtu ne doit pas l'enorgueillir; sinon il perdra la récompense promise aux humbles. 11 est le médecin des âmes et le serviteur de ses frères'''. Aussi la mansuétude et l'humilité doivent-elles être ses qualités

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