‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 174 sur 520 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

L'obêissanee et la discipline régulière

L'obéissance est le lien qui unit les moines à leur: supérieur. Elle fait régner dans les monastères la paix et la concorde. C'est par elle surtout que le religieux pratique le renoncement et se livre tout entier à Dieu son maître. Les législateurs monastiques et les docteurs de la vie spirituelle la présentent comme le fondement du monachisme. Aussi n'est-il pas de vertu que (es vies des saints moines et les récits édifiants recommandent avec plus d'insistance.

Saint Pakhôme, qui voit dans la soumission absolue aux ordres des supérieurs'le moyen le plus efficace de maintenir l'union des cœurs et des esprits et de faire régner la charité, en pousse la pra- ' tique aussi loin que possible;!. Il interdit à son inoine de faire, sans une permission expresse, quoi que ce soit, même d'entrer dans la cellule de son voisin ^ Les disciples qui méritaient de sa part une affection plus grande se montraient les plus empressés à marcher dans cette voie. Il était. inexorable pour eux sur ce point. Théodore en sut quelque chose.Bien des négligences lui échappaient soit par oubli soit par distraction ; elles lui attiraient immanquablement des réprimandes sévères qu'il acceptait dans le silence le plus respectueux 3. . :. •

Le murmure, qui est en réalité une négation de J'obéissancé, causait un vif déplaisir au fondateur de Tabenne. Il punissait avec

Page 1