‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 178 sur 520 · Id., De monastica exe'rcitatioiie, 41, ibid · texte numérisé non relu

Id., De monastica exe'rcitatioiie, 41, ibid

- l'obéissance Èf LA DISCIPLINE RÉGULIÈRE l^)

spirituelles 1. Le moine qui en est arrivé là est capable d'exécuter généreusement les ordres les plus difficiles sans murmure et sans récrimination. Il sait au besoin faire le sacrifice de sa vie*.

La doctrine de saint Basile sur l'obéissance est plus complète encore que celle de saint Nil ou de Cassien. Comme tous les docteurs de l'ascèse, il voit dans cette vertu le fruit immédiat du renoncement et de l'abnégation, qui sont la base du monachisme^. Celui qui sait se renoncer lui-même et porter sa croix poursuivre Jésus-Christ a toujours les oreilles drpssées pour recevoir les ordres de ceux qui lui commandent'; ses mains sont toujours prêtes à les exéciiter*. Il s'ingénie à ne rien faire sans l'approbation du père spirituel. Car tout ce qui est en dehors de son assentiment €St un larcin et un sacrilège ; même quand cela paraît bon, l'âme n'y trouve aucun avantage; elle peut y trouver la mort 5. Saint- Basile résume sa pensée sur la soumission monastique dans cette sentence : La langue du père spirituel est la clef qui ouvre le trésor de la vertu 6.

Si quelqu'un analyse les sentiments qui portent le moine à obéir, il peut les ramener à trois principaux : la crainte du sup-' plice, le désir de la récompense et l'amour de celui quicommande. Qui se laisse guider par le premier agit en esclave ; le deuxième convient à un mercenaire ; le troisième caractérise les enfants '^. C'est ce dernier que le patriarche du monachisme cappadocien recommande dans sa règle. Cette soumission filiale, dit-il, a sa source dans l'amour ; elle en est la manifestation infaillible s.

Par l'obéissance, le moine est à l'école d'un maître sûr, habile et dévoué ; elle fait de lui un enfant docile auprès d'un père

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