Id., Reg.fus. tract., ibid
:8. Id., Reg. hrev. tract., 'ïiït. 2V1-213. Ibid., 1^23; • , ^
aimé^ 11 est saintement fier d'accomplir la volonté de Dieu. Il répète en lui-même ces paroles : QtUs sum ego, Domine mi, et qtiœ domusmea, quia dilexistime?^.
Quand saint Basile cherche à montrer au religieux l'empressement avec lequel il doit obéir, il lui présente l'image d'un enfant altéré à qui sa nourrice donne le sein, d'un homme affamé à qui l'on offre du pain en échange de son travail. Tout cela, conclut-il, reste bien au-dessous de la vérité ; car ce sont des biens éternels que gagne l'obéissance 3. Le moine qui vraiment aime Dieu ne se lasse jamais d'exécuter sa volonté : jamais il ne se contente du bien accompli jusqu'à ce jour. Il ne recule devant aucune obédience, fût-elle très pénible, dût-elle le mener aux portes du tombeau ^.
11 fait pourtant une exception, une seule. Un ordre contraire à la loi divine, telle que la manifestent les Ecritures, ne sau> rait être accepté, lors même qu'il viendrait de la bouche d'un ange, que son exécution procurerait des avantages immenses et que son mépris entraînerait les inconvénients les plus graves ''.
C'est par le désir persévérant de connaître et d'accomplir la volonté du Seigneur, et par ce moyen seulement, que le religieux se maintient dans l'esprit et la réalité de son état. S'il vit en dehors de ce courant, il ne peut s'attendre à trouver l'union avec Dieu et avec ses frères, ni à jouir des avantages de sa profession 6. Rien ne l'aide à marcher généreusement dans cette voie plus que le souvenir de Notre-Seigneur, qui a poussé l'obéissance jusqu'à mourir sur la croix''. 11 lui est alors aisé de n'examiner ni le caractère ni la conduite de la personne qui commande, ni les motifs qui l'inspirent s. Dieu ne lui demandera pas en effet compte des actes de son supérieur. Seuls les religieux que l'âge ou la maturité du jugement ont introduits dans son conseil peuvent et doivent apprécier sa manière de conduire la maison et les âmes. Les.