‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 180 sur 520 · Id., 1 14, ibid., 1159. Reg. fus. tract., lut · texte numérisé non relu

Id., 1 14, ibid., 1159. Reg. fus. tract., lut

l'obéissance et la discipline régulière 195

autres n'ont qu'à se tenir humblement à leurs places. De la sorte ils trouveront la paix et la joie dans l'obéissance*.

Saint Basile avait des hommes une connaissance suffisante pour comprendre que bien peu réussissent à pratiquer constamment une vertu qui exige des sacrifices aussi nombreux et aussi variés. Sans parler des révoltes formelles, qui» Dieu merci, sont très rares, il signale les principaux écueils que le religieux trouve sur ce chemin de la soumission parfaite et il lui donne le moyen de réparer des chutes parfois inévitables. Quelques-uns ne s'en tiennent pas aux termes de l'obéissance : par exemple, un oificier sort de ses attributions et fait autre chose que ce qui lui est prescrit. Pour le punir on lui enlèvera sa fonction ^ La générosité naturelle et l'autorité que donnent les services rendus en poussent d'autres à entreprendre de leur propre mouvement des travaux utiles, sans se préoccuper de la règle ou des ordres' de l'hégoumène. A ceux-là le saint patriarche rappelle que leur récompense sera celle des hommes qui trouvent leur satisfaction dans l'exercice de leur activité 3.

Ceux qui négligent les observances quotidiennes pour suivre en tout leur bon plaisir seront traités beaucoup plus sévèrement, car ils ont perdu la foi religieuse^. Il y en a qui éludent un ordre reçu pour en obtenir un de leur goût. Les formes qui enveloppent leur manière d'agir ne les empêchent pas de violer l'obéissance. Ces hommes n'ont aucune idée de ce que peut être le renoncement. Le moine s'engagerait facilement dans cette voie large et périlleuse, si ses supérieurs n'y prenaient garde 5.

Saint Basile est surtout impitoyable quand il traite du murmure, car ce vice, tout en maintenant les dehors de l'obéissance, l'anéantit au fond du cœur 6. Il corrompt des œuvres qui pourraient être saintes; le Seigneur n'agrée point le travail que son contact a souillé. Le respect dû à Dieu ne permet donc. pas de confondre la tâche du murmurateur avec celui du religieux qui pratique une obéissance sincère '^.

Les Constitutions monastiques s'expriment aussi nettement sur

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