Id., Hist. relig., xiv
flancs du mont Aman (y4hma-Dagh), Vautre 3.u pkà^. Astérios fonda celui de Gindar, non loin d'Antioche 8.
Dans le pays de Télédan, voisin du mont Coryphe, entre Antioche et Berhé (Àlep), Ammien réunit des disciples dont le nombre s'accrut considérablement sous ses successeurs. Ils formèrent des essaims monastiques qui se répandirent sur les montagnes de la contrée 3, Saint Siméon, le futur Stylite, qui avait déjà passé deux années dans le monastère de Sisan, son pays natal, vint se mettre sous la conduite d'Héliodore, abbé de l'une de ces maisons, où habitaient quatre-vingts moines ^. Celle de l'abbé Bassos, à Télanisse, n'en comptait pas moins de deux cents s.
Le désert de Chàlcis, qui s'étendait à l'orient d'Antioche, entre Immam et Berhé, renfermait un . grand nombre de solitaires. Malchos s'y retira vers 337. Trente-huit ans plus tard, saint Jérôme, son biographe, qui vint lui-même y chercher un asile, le rencontra près de Maronias 6. Un autre solitaire, de Chalcis, Marcien, forma plusieurs disciples, entre autres Eusèbe, Agapet et Basile. Ce dernier fonda un monastère à Séleucie. Agapet en créa deux à Nicertes, dans le diocèse d'Apamée (av. 390). Ils prospérèrent si bien que leurs moines durent en établir d'autres encore '''. • Théodoret, . qui fut tiré de l'un des monastères du diocèse d'Apamée pour gouverner l'importante église de Cyr (423), y trouva le monachisme très florissant. Il ne pouvait manquer de consacrer à ses religieux des notices dans son « Histoire religieuse ». Maysymas, Acepsimas, Maron, Jacques, Abraham, devenu évêque de Charra (f 422), Eusèbe, Salamanes, étaient encore vivants lorsqu'il entreprit la rédaction de cet ouvrage. Quelques-uns furent de simples anachorètes ; d'autres réunirent des disciples plus ou moins nombreux ^.
Apamée nous a introduit dans la Célésyrie ou seconde Syrie, qui eut, à cette époque, de nombreux solitaires et cénobites 9. Ce