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monastique!. Personne ne pouvait se dispenser d'y assister, à moins d'impossibilité absolue*. Dès que le signal était donné, chacun devait s'y rendre ^ Qu'ils fussent assis ou debout, les moines occupaient la place que leur assignait la date de leur profession^. On réveillait celui qui se laissait vaincre par le sommeil ; il devait se tenir debout jusqu'à ce que le président lui eût dit de s'asseoir^.
Outre ces conférences faites dans chaque maison ou fraction de monastère, il y avait des conférences générales que le Père du monastère faisait trois fois la semaine à tous ses moines assemblés ^ et celles qui avaient lieu à l'occasion des réunions ou chapitres généraux de Pâques ou du mois d'août.
Saint Pakhôme aimait à parler lui-même aux frères ; il les invitait à s'adonner à l'oraison et à la contemplation ; il leur exposait les Écritures ; il les entretenait du mystère de l'Incarnation, de la Passion et de la résurrection des corps. Quand son entretien était fini, il se mettait en prières avec ses auditeurs pour obtenir de Dieu que sa parole se conservât et fructifiât dans les cœurs. Puis chacun se retirait dans sa cellule et méditait ce qu'il avait entendu ; après quoi, ils se réunissaient pour conférer ensemble de ce qui leur avait été dif^.
La règle recommande fréquemment aux moines de choisir pour sujet de leurs conversations les enseignements qu'ils avaient reçus de leurs supérieurs pendant les conférences 8. .
Saint Pakhôme ne faisait pas toujours lui-même la catéchèse. Un dimanche, il invita son disciple Théodore à prendre la parole en sa présence. Le conférencier se tint debout; ses auditeurs en firent autant. Il était jeune encore, Quelques anciens, humiliés de se voir enseignés par un frère moins âgé qu'eux, pour manifester leur mécontentement, quittèrent le lieu de la conférence. Saint Pakhôme écouta le discours de son disciple. Lorsque l'entretien fut terminé, il réprimanda sévèrement ceux qui avaient cédé aux suggestions de l'orgueil 9.