‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 219 sur 520 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

2}S LE£ MOINES d'ORIENT

les exemples 1. Ses deux traités sur les Inscriptions des Psaumes^, adressés à un autre « homme de Dieu », tracent la voie par laquelle le chrétien peut atteindre le bonheur suprême, qui consiste dans la ressemblance avec le Seigneur. Ses Huit homélies sur l' Ecclésiaste^ commentent le premier chapitre de ce livre, l'un des plus utiles de la Bible ; il n'y en a pas dans tout l'Ancien Testament qui renferme au même degré l'esprit de l'Evangile, que l'Église doit inculquer à ses enfants. Toutes les explications qu'il en donne se rapportent à la vie ascétique. Il faut en dire autant des Quin:{e Homélies sur le Cantique des Cantiques'^, dédiées à[01ympiade de Constantinople, et àes Homélies sur les béatitudes^. S. Grégoire de Nysse composa pour le moine Olympios un traité de la Perfection chrétienne^. Elle consiste, d'après lui, à reproduire dans son âme et dans sa vie tout entière le sens mystique des noms pat lesquels saint Paul désigne Notre-Seigneur. Sa lettre Sur la Virginité '^ est écrite pour les hommes aussi bien que pour les femmes. Le terme jrapGevi'a, dont il se sert, a une signification plus étendue que notre mot virginité ; il désigne une vie libre de toute attache avec le siècle, consacrée au service du Seigneur, et dont la virginité est le plus puissant auxiliaire.

On trouve à glaner pour la littérature ascétique dans les diverses œuvres de saint Grégoire de Nazianze. Elles n'offrent pas cependant le même intérêt que les œuvres oratoires de saint Jean Chrysostome. Soit à Antioche, soit à Constantinople, il vit rarement des moines parmi ses auditeurs. Mais le soin avec lequel il exposait aux chrétiens qui l'écoutaient leurs obligations morales, dont il trouvait la formule dans le texte sacré qu'il commentait, lui fournit maintes fois l'occasion de dépeindre dans sa belle langue la beauté des plus hautes vertus religieuses. Les souvenirs de son passé monastique, l'enthousiasme que lui inspirait la sainteté des moines, lui firent plus d'une fois perdre de vue son auditoire et parler

* I. S. Gregorii Nys., De viia Moysis, P. G., XLIV, 297-470, 3. Ibid,, 4}i-6\6.

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