S. Isidore Pel., I, IV, Epist. 34, P." G., LXXVIIl
7. Les ascètes juifs, dont parle Philon dans son traité de la yie contemplative, portaient eux aussi des vêtements distindifs.
besoin de suivre en tout des modèles antiques. L'influence des milieux, les conditions du climat, les usages du pays, furent autant d'éléments qui contribuèrent plus ou moins à la formation de leur costume. De là des variétés nombreuses. Il en est donc du vêtement des moines comme de l'ensemble de leurs observances.
. Les récits hagiographiques signalent certains anachorètes qui se contentaient d'un habit par trop sommaire. Des ascètes hindous avaient déjà porté le détachement du monde et d'eux-mêmes au point de refuser à leur corps le voile que la décence réclame. Le monachisme oriental offre quelques exemples de cette nudité, sans qu'il soit possible d'établir aucun lien historique entre .ces faits et les usages analogues de l'ascétisme de l'Inde. Or, une analogie sur ce point déterminé ne permet pas de conclure à une influence réciproque 1.
Ce sont d'abord quelques-uns des moines pasteurs de la Mésopotamie ; ils avaient pour tout vêtement leur chevelure, dont la longueur démesurée couvrait toute une partie de leur corps \Postumianus parle d'un ermite qui avait passé un demi-siècle dans les vastes solitudes qui s'étendent au pied du Sinaï, sans avoir la moindre relation avec les hommes. Il vivait comme un animal sauvage, prenant la fuite dès qu'il apercevait l'un de ses semblables. Cet isolement absolu "ne lui permettait guère de se procurer des habits. Il n'en éprouvait du reste aucun besoin. Ses cheveux et les poils de son corps lui ménageaient, pensait-il, un voile, suffisant^. On trouve quelques traits semblables dans le recueil des Verha Seniorum. Un ancien fit la rencontre d'un solitaire qui couvrait lui aussi sa nudité avec sa chevelure. « Mes cheveux ont poussé avec le temps, raconta-t-il lui-même. Comme mes vêtements tombaient en lambeaux, je m'en suis servi pour couvrir les parties de mon corps que la modestie ordonne de cacher^. » — « J'ai vu, disait un autre ancien, un homme qui avait pour tout costume