‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 239 sur 520 · Evagre, Reruin monacbalium ratioiies, 4, P. G., XL · texte numérisé non relu

Evagre, Reruin monacbalium ratioiies, 4, P. G., XL

teau. Il lui donna une tunique en échange 1. Les hôtes qui les visitaient leur faisaient parfois des présents de même nature 2.

Le vestiaire des moines de Tabenne était, à peu de chose près, le même que celui des Egyptiens. Saint Jérôme énumère ainsi les pièces dont il se composait-: deux lévitons, dont l'un usé servait pour la nuit et le travail ; un manteau de toile, deux cuculli, une mélote en peau de chèvre, une ceinture de lin, des sandales et un bâton de voyage'. 11 n'est question ni du corset ni de la tunique proprement dite; le lévitpn devait en tenir lieu. Saint Pakhôme, au début de sa vie monastique, se faisait remarquer par l'austérité de son costume. 11 portait sur son corps une rude cilice^. Toute sa vie, il eut une préférence marquée pour les habits les plus pauvres. Il en avait un, fait de pièces et de morceaux, qu'il gardait même en recevant des homme de distinction. Comme ses religieux desiraient le voir plus décemment vêtu, ils réussirent à le remplacer par un autre, qui était en meilleur état. Ce changement déplut au saint abbé, qui réclama avec instance celui qu'on avait enlevé^. Son disciple, Théodore, fut en cela son fidèle imitateur^. Quelques moines plus austères s'inspiraient de la conduite du législateur, pour se couvrir de vêtements qui leur étaient une mortification pénible. On cite l'exemple de Jonas, qui portait en toutes saisons une tunique faite de peaux de brebis '^.

La température brûlante du pays demandait que tous leurs habits fussent de toile ; il n'y avait d'exception que pour la mélote. Les capuchons étaient tous marqués par un signe, permettant de reconnaître le monastère et la maison à laquelle appartenait chaque

1. s. Isidore Pel., 1. I, epist. 216-217, P. G., LXXVIII, 318-319.

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