TOPOGRAPHIE MONASTIQUE I
Saint Basile et son ami, saint Grégoire de Nazianze, furent les propagateurs infatigables du monachisme dans le Pont, la Cappadoce et les provinces voisines. Ils menèrent ensemble la vie religieuse dans le monastère d'Annesi, sur les bords de l'Iris, pendant que sainte Macrine, sœur de saint Basile, gouvernait une communauté de vierges sur la rive opposée du fleuve. C'était dans la province du Pont. Leur exemple et surtout le zèle entraînant de Basile, provoquèrent de nombreuses vocations, ce qui amena l'établissement de multiples monastères i. Il en fut de même en Cappadoce quand saint Basile, ordonné prêtre par révêque Eusèbe, vint de nouveau habiter la ville de Césarée(364). Six ans plus tard, à l'époque de son éleçtiou épiscopale, les moines étaient déjà nombreux et influents 2. On les trouvait à Nazianze dès 3603, à Ozizala, sur les terres de saint Amphilochios, à Lamis, à Sannabadaa^, à Amasée s, métropole de THelénopont^.
Saint Théodose fonda, vers 370, un monastère en Cilicie , à Rhosos , sur les bords de la mer '^. Les moines de cette province jouissaient, au début du siècle suivant, d'une grande réputation de vertu ; saint Nil, informé de la sainteté de leur vie, leur exprima, dans une lettre, toutes ses félicitations s. La vie monastique prospérait encore à Séleucie, en Isaurie, auprès du tombeau de la ^sainte martyre Thècle^. On rencontrait des religieux en Pamphylieio, à Ephèse", à Ancyre, et en divers lieux de Galàtie i'' (374). à Nicée^^, à Gomon, à Irénéei'^, et ailleurs en Bithynie^s.
Constantinople offrit au monachisme une terre privilégiée
1. Rufin, Hist. eccles., ii, 9. P. G., XXI, 518. Sozomène, vi, 17, 1335.
2. Grég, Naz., Orat. 43, in laudem BasilUM. P. G., XXXVI, 335.