Id., ibid., int
LES. VÊTiîMENT| MONASTIQUES 263
. Les vêtements étaient à la taille de chacun. Si un moine en recevait par mégarde un qui fût trop grand ou trop petit, il le faisait respectueusement observer à qui de droit. Mais on ne lui permettait point d'en réclamer un neuf, de forme plus élégante ou de meilleure qualité. Dé.',pai-eilles exigences auraient montré qu'ils cherchaient Dieu en vue d'une récompense temporelle i. La couleur noire de ce costume avait un aspect de deuil qui convenait parfaitement à des hommes morts au monde et à eux-mêmes?. Plusieurs, que ne satisfaisait pas la sévérité commune, s'imposaient des pénitences particulières, soit en n'usant pas de chaussures^, soit en portant sous la tunique ordinaire, en certaines circonstances, un cilice de poils de chameau*.
La barbe et la chevelure, sans appartenir au costume proprement dit, tiennent de trop près à la tenue extérieure de l'homme pour ne point trouver place ici. Les moines de l'Egypte et de tout l'Orient avaient la coutume de porter la barbe. A Tabenne, lorsque saint Pakhôme voulait donner plus de poids aux ordres qu'il intimait à un religieux et en faire une sorte d'adjuration, il lui prenait la barbe dans la main, suivant en cela un usage du pays^. Saint Basile, pour ramener un pauvre moine déchu à la pratique du devoir, lui rappelait les larmes qui jadis coulaient jusque sur les poils de sa barbe 6. Mais tous ne l'avaient pas de la même longueur. Rufm signale l'abondance de celle de l'abbé Hor", tandis que, d'après son témoignage, celle de Jean de Lycopolis, en Thébaïde, était peu fournie à cause de sa pénitence rigoureuse^. La barbe de l'abbé Arsène flottait sur sa poitrine et atteignait le milieu de son