l^ie copte de S. Pakhôme, A. D. M. G., t. XVIII
6. Paralipomena, 32. ÀdaSamt., ibid., 343. Vie arabe de S. Pakhôme, 6^2. ■
maient-elles un seul corps de bâtiment, ou étaient-elles 'séparées les unes des autres et distribuées sans symétrie ? Rien ne permet de donner à ces questions une réponse satisfaisante.
Les cellules occupaient le terrain qui s'étendait autour de ces bâtiments. C'étaient de simples cabanes, distribuées avec ordre. Une quarantaine de cellules formaient une maison ; et deux ou trois maisons, une tribu. Le nornbre des maisons variait avec celui des religieux. Il pouvait y en avoir trente ou quarante par monastère 1. Un mur d'enceinte isolait du monde cet ensemble d'édifices et de cellules. On aurait dit une ville, avec ses rues, ses quartiers, entourée de murailles. Cela faisait un tout des plus curieux.
Saint Athanase eut occasion de visiter les monastères de l'Ordre de Tabenne. La^f^ie arabe de saint Pakhôme a conservé le souvenir de l'impression produite sur lui : « II les parcourut tout entiers, vif les églises, les réfectoires, les boulangeries, les maisons des •hôtes, les infirmeries, même les maisons d'eau pour les nécessités du corps: La beauté de leur ordonnance lui plut. Il visita aussi Phbôou tout entier, examina les autels, toutes les cellules, les costumes des frères ; il fut frappé par la concorde de leurs habitudes-. »
L'abbé Isidore avait en Thébaïde un monastère pouvant contenir un millier de religieux. Le mur d'enceinte était d'une grande longueur. II renfermait, outre de nombreuses cellules, l'église, l'hôtellerie, tous les édifices nécessaires, plusieurs puits, des jardins plantés d'arbrês fruitiers. Les moines avaient sous la main ce qu'il leur fallait; ce qui supprimait tout besoin de sortir 3. Le monastère de l'abbé Paul, près de Dioleos, en Egypte, avait un réfectoire où ses deux cents moines étaient à l'aise. Les religieux de la contrée s'y réunirent un jour afin de célébrer ensemble un anniversaire ; cette pièce, malgré ses proportions, fut trop petite ; on dut transformer la grande cour en salle à manger*. Postumianus parle d'un monastère égyptien vaste et bien distribué, qu'il visita. II y avait un atrmm, et au milieu, un bel arbre s.
On ne put pas, dans les villes, adopter ce mode de construction, qui demande l'espace et la liberté de la campagne. A Oxyrinque,
ï. s. Jérôme, Pref. in reg. S. Pachomii, P. L., XXlll, 66.
2, yie arabe de S. Pakhôme, 6ç4-6çf^.
3. Rufin, Hist. mon,, xvii, P. L., XXI, 439-440. Pallade, Hist. laus., lxxi, P. G., XXXIV^ "75- Sozomène, Hist. eccles., 1. vi, 28, P. G., LXVII^ '37 1-