Cassien, Coulât., XIX
5, Sulpice Séw., Dial.} I, 170-172.
l'habitation monastique 285
la cité monacale des bords du Nil, les anciens édifices publics, les temples païens et leurs dépendances furent transformés en monastères. Des habitations privées reçurent la même destination ^ Les moines utilisèrent ailleurs plus d'une fois les maisons égyptiennes.
Les cellules des anachorètes de la péninsule Sinaïtique étaient très distantes les unes des autres. Il y avait, auprès de l'endroit où la tradition plaçait le buisson de Moïse, une église; c'est -là que les solitaires- se réunissaient chaque semaine. Mais rien n'indique en ces lieux la présence d'un édifice propre à loger des moines ',•
Sainte Paule fit construire à Bethléem trois monastères de femmes; bien qu'ils eussent chacun leurs supérieurs, l'église leur était commune. Et encore le dimanche les moniales se réunissaientelles toutes dans l'église de la ville^.; Celui qu'elle fitbâtir pour saint Jérôme devait- être assez grand, puisqu'on mit trois ans à le terminer^.
Saint Hilarion, pour abriter les disciples qui venaient en foule se mettre sous sa conduite, laissa bâtir un grand monastère, que les païens de Gaza réduisirent en cendre pendant la persécution de julien l'Apostat 5.
Saint Chariton inaugura de bonne heure en Palestine (entre 328 et 335) un type de construction monastique qui se répandit beaucoup dans ces contrées. On lui doit la première laure connue, celle qui dans la suite porta son nom s. Les anciens appehient laùre une sorte de village monastique, semblable aux agglomérations dé cellules que nous avons trouvées en Egypte et en Thébaïde. Elpidios, disciple de saint Chariton, donna un développement considérable à la seconde laure qu'il établit auprès de Jéricho. Il y en eut une troisième sur le mont Succa, près de Thécué. Les moines, au