‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 271 sur 520 · WaldemarNissen, Die Regelutig des Klosierwesens · texte numérisé non relu

WaldemarNissen, Die Regelutig des Klosierwesens

plus OU moins étendu, livré à la culture. Les religieux l'avaient parfois gagné sur le sable du désert ; ils pouvaient encore se l'être procuré avec leurs ressources personnelles ou l'avoir- obtenu d'un généreux bienfaiteur. Ils y trouvaient un moyen facile d'appliquer la loi du travail et d'arracher au sol ce qu'il fallait pour vivre *. Les légumes abondaient dans leurs jardins, les arbres se couvraient de fruits, leur belle apparence semblait les inviter à les manger en dehors du repas. Gassien remarquait avec une grande édification, la fidélité avec laquelle ils se mortifiaient en pratiquant ce point dé leur règle ^ Les solitaires de Palestine, contemporains de saint Hilarion, possédaient, en plus de leurs jardins, des vignes, dontils prenaient grand soin. Qiielques-uns avaient des bœufs \ L'économe de la laure de saint Euthyme se procura des mulets pour le transport de tout ce qu'exigeait l'entretien des frères^.

Les chrétiens prirent dé bonne heure l'habitude . de faire aux moines des dons en nature. L'abbé Gélase, qui habitait la Palestine, reçut plus d'une fois .des terres cultivées. On .lui offrit des domaines avec les bœufs et les chevaux que nécessitait leur exploiî tation. Parmi ceux qui enrichirent son monastère, figure un moine du voisinage de Nicopolis, qui lui légua sa cellule et un domaine s. C'est un peu partout dans l'empire. que le patrimoine monacal se développa, grâce à la générosité d.es fidèles. Les princes et les membres de l'aristocratie. ne furent pas les moins empressés. Cela provoquait les récriminations de l'historien. Zosime : « Les moines, disait-il, ne sont bons^.à rien, si ce n'est à. accaparer des domaines considérables, et, sou's le prétexte de .tout donner aux pauvres, ils finissent par réduire tout le monde à l'indigences. »

Ces plaintes, malgré leur exagération, attestent Un fait indéniable ; l'importance de la propriété monastique. Mais oh. vit bientôt les inconvénients qui pouvaient en résulter. 11 fallait, pour mettre ces terres en rapport, un travail persévérant; le labeur de la culture, l'élevage des animaux, les ventes et les achats qui s'imposaient, créèrent une tâche absorbante.:. Les hommes en qui ne régnait pas

1. Rufin, Hisi. mouach., ix-xi, P, L,, XXI, 427-43 1 . Pallade, Hist. laus,, uw; P. G., XXXIV, 1157. S. Greg. Nys., Vita S.Macrince, P. G., XLVI, 978,

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