Id., Coulât., II, p
8. Id., 1. V, 84-100, Verla Semonim, ?.L., LXXIII, 767. Régula Âiiioiiii, 32-42, P. G., XL, 1070-1072. Régula Isaiie, 13, P. L., CIII, 429.
En somme, les principes formulés par les interprètes les plus autorisés du sentiment des moines orientaux montrent qu'il leur répugnait de soumettre tous les estomacs à une règle uniforme. La nécessité de chacun, telle était la mesure qu'il ne fallait jamais perdre de vue. Les anciens signalaient à la discrétion de leurs disciples le double écueil qu'ils avaient à éviter. « Si la gourmandise attire le solitaire à manger trop, disait Marc l'Ermite, la vanité l'empêche de manger suffisamment. » Le péril n'est pas moins ^rand -d'-ufl -c-ôté -qjje de l'autre. L'excès dans les privations a l'inconvénient de ne pas laisser au religieux les forces qui lui sont indispensables et de lui persuader qu'il est supérieur à ses frères, car la santé ne résiste pas aux jeûnes indiscrets ; et quand la langueur et la maladie se sont emparées de quelqu'un, c'en est fini des veilles prolongées : il faut les remplacer par le sommeil. La journée n'est plus occupée par de ferventes prières ; l'esprit ne peut que s'abandonner à des imaginations vaines. Le moine est sans énergie ; qu'on ne lui demande pas de lutter contre lui-même 1. Les facultés dont il a le plus besoin pour contempler s'émoussent. La tristesse et l'ennui s'emparent de son cœur. II n'a plus que du dégoût pour les biens spirituels 2. Aussi ne craignait-oh pas de présenter le diable comme l'instiga-' teur de ces excès. L'ennemi du salut savait que, par ce moyen, il rendrait le serviteur de Dieu inutile à lui-même et aux autres. Il lui était facile, après l'avoir dépouillé de sa vigueur, de l'entraîner à commettre des fautes nombreuses \ L'abbé Moïse aifirmait à Cassien que les jeûnes excessifs et les repas copieux aboutissent au même résultat, l'engourdissement spirituel *. Saint Basile blâmait sévèrement ces indiscrets qui se ruinent la santé et troublent ensuite un monastère par leurs exigences importunes ^Z