‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 284 sur 520 · Cassien^ ibid., loi · texte numérisé non relu

Cassien^ ibid., loi

fournit un moyen de le constater. Un frère, qui, dès la première heure du jour, était tourmenté par Ja faim, se dit à lui-mênie : Attendons la troisième. Quand elle fut arrivée, il se renvoya. à la sixième, puis à la neuvième, qui était le moment fixé par sa règle. Il mit son pain tremper dans l'eau et récita ses prières comme de coutume ; ce fut alors seulement qu'il prit soi"^ repas. Cette fidélité, observée durant quelques jours malgré les protestations de son estomac, suffit pour le familiariser avec sa règle \. L'haBitude joue au reste un grand rôle dans le succès hygiénique du régime alimentaire.

La neuvième heure, qui partageait le soir en deux parties égales, parut à beaucoup fort convenable. L'abbé Moïse de Scété affirmait à Cassien que c'était le moment le plus propice de la journée. L'estomac, disait-il, avait le temps de digérer avant l'office du soir; il laissait à l'esprit toute sa liberté pour suivre attentivement la psalmodie 2. Aussi cet usage fut-il adopté par la plupart des moines égyptiens s. Il y en eut qui différaient jusqu'au coucher du soleil. De ce nombre, furent Jean de Lycopolis^S les disciples d'ApoUonios d'HermopoIis^, le reclus Marcien de Chalcis*^, le solitaire Jacques''', et l'ermite Pœsios, qui disait à l'abbé Jean : « Le soleil ne m'a jamais vu prendre mon repas s; les moines qui habitaient les montagnes voisines d'Antioche aiiraient pu tenir le même langage 9. La tradition chrétienne voulait que les serviteurs de Dieu diminuassent le poids de leurs austérités habituelles les jours de fête. Aussi, durant le Temps pascal et tous les dimanches et samedis de l'année, les habitants du désert prenaient-ils généralement leur repas à midi 10.

Saint Pakhôme permettait deux réfections par jour, l'une à miJi et l'autre le soir^^ Les frères se réunissaient pour les prendre en

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