Conslitutiones monasticce , 25, P. G,, XXXI
5. S. Jean Chrys., De compunctioue , 1. i, P. G., XLVII, 403.
6. Id., Adv. oppugnatores vitœ monast., \. 11, P. XLVII, 338.
7. Id., Comparatio régis cum monacho, 3, ibid., 389-390. S. S. Jérôme, Adv.Joviniamim, 1. 11, 10, P. L., XXllI, 313.
peu d'huile aux légumes et au pain dont elle se nourrissait. Le vin, le lait, le poisson, les œufs, le miel et en général tous les aliments qui flattent le goût, cela va sans dire, ne figuraient jamais sur sa table 1. Le Jiaint docteur, son maître, n'exigeait pas de tous la même frugalité. Les petits poissons étaient un régal qu'il permettait de temps à autre*. A ceux qui auraient trouvé insuffisant ce régime parcimonieux, il n'aurait pas manqué de répondre que la- régularité dans les repas et la sage lenteur avec laquelle l'homme satisfait son appétit rendent l'alimentation beaucoup plus profitable. Car il en est de la nourriture comme de la pluie : pour avoir toute son efficacité, elle a besoin de descendre lentement dans l'estomac'.
Le moine palestinien Porphyre, qui mangeait après le coucher du soleil, se contentait, les jours ordinaires, d'un pain grossier et de quelques herbes. Les jours de fête, il prenait son repas vers midi, et il ajoutait à sa pitance de l'huile, du fromage et des légumes trempés dans l'eau. Le mauvais état de ses entrailles le contraignit plus tard à boire un verre de vin^. Les religieux qui habitaient la laure de saint Gérasime n'avaient dans leurs cellules que de l'eau, du pain et des dattes. Les samedis et les dimanches, ils prenaient leur repas en commun a.u cenobhim, et on leur servait du vin et des aliments cuits ^.
On trouve sur la table des moines de la congrégation de Tabenne du pain, des fruits de palmier et d'autres arbres, des olives,, diverses sortes de légumes, des lentilles et graines semblables, du fromage, des abatis de viande, des herbes sauvages conservées dans la saumure «.
• I. Id., Episl., io8, P. L., XXII, 893.