‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 293 sur 520 · Sulpice Sév., DiaJ., i · texte numérisé non relu

Sulpice Sév., DiaJ., i

LE RÉGIME ALIMENTAII^E JII

11 n'étdt pas absolument interdit de boire du vin. Saint Athanase afifirme, il est vrai, qu'on n'en trouvait pas dans les monastères de saint Antoine^; saint Jérôme demande à Népotien de s'en abstenir, ainsi que de toute boisson enivrante* ; et l'abbé Pœmen déclare que cette boisson ne saurait convenir à des moines^. Mais quelques solitaires d'Egypte en permettaient l'usage aux enfants, aux vieillards et aux infirmes*. Les moines de Nitrie en buvaient parfois^. Il était reçu d'en oifrir aux hôtes et d'en boire en leur compagnie. Les personnes du . monde qui donnaient l'hospitalité aux serviteurs de Dieu ne manquaient pas de leur en présenter. Ceux-ci devaient alors se montrer d'une réserve extrême^. Lorsque l'abbé Macaire buvait soit chez lui, soit chez d'autres, il comptait le nombre de verres et s'imposait ensuite la privation complète d'eau durant un nombre égal de j.ournées'^. ■ .

Il est intéressant d'étudier la manière dont les moines orientaux préparaient leurs aliments. A Tabenne, ils faisaient eux-mêmes le pain. Saint Pakhôme interdit d'envoyer à la boulangerie plus de frères qu'il ne fallait^. Le silence était de rigueur pendant qu'ils versaient l'eau sur la farine, qu'ils pétrissaient la pâte et qu'ils la portaient au four. Ils se servaient de signes pour exprimer ce qu'ils avaient à dire. La méditation des Ecritures et la récitation des Psaumes occupaient utilement leur esprit^. Tous les monastères de la Congrégation n'avaient pas leur boulangerie. Les

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