‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 294 sur 520 · Id., 1 16, ibid · texte numérisé non relu

Id., 1 16, ibid

moines de Phbôou pétrissaient à Tabennei. On ne faisait le pain que deux ou trois fois l'an. Comme il était très dur et sec, il se conservait fticilemént. On devait, avant de le manger, le briser et le faire tremper dans l'eau*.

Les moines de Nitrie n'avaient pas moins de sept boulangeries pour les fournir du nécessaires. Dans certaines solitudes, les frères allaient pétrir à un four commun, lorsqu'ils avaient épuisé leur provision. C'était un travail assez difficile.. Théodore de Nono y rencontra un ermite qui voulait faire son pain ; comme personne ne lui venait en aide, le charitable Théodore différa son service personnel et lui prêta main forte. Quand il allait pouvoir pétrir lui-même, il céda sa place à un anachorète qui se présenta, il lui offrit son concours. Cinq autres vinrent après lui et usèrent de son obligeance*. Dans certains monastères de Mésopotamie et de Syrie, on boulangeait parfois au dehors avec les séculiers 5.

Quelques solitaires, ne voulant pas faire eux-mêmes leur pain, le recevaient soit d'un monastère, soit d'un village voisin. Ils avaient généralement une corbeille où ils mettaient leur provision^.

Les anachorètes faisaient eux-mêmes leur cuisine, s'il est permis de donner ce nom à la préparation de leur frugal repas. Ceux qui avaient un disciple sous leur direction lui confiaient généralement cette tâche. Dans quelques monastères égyptiens, le frère chargé du cellier faisait lui-même cuire les aliments'''. Ailleurs, et particulièrement dans les communautés pakhomiennes, les religieux remplissaient cette fonction à tour de rôle ; chacun avait sa semaine^. Il en était ainsi en Palestine, en Mésôpotarnie, en Cappadoçe et dans tout le reste de l'Orient. Les cuisiniers, dont le nombre variait suivant l'importance de la communauté, commençaient leur service le lundi matin, pour le terminer le dimanche après le repas du soir. Ils lavaient alors les pieds des

i. Fie arabe de s. Pakbôme, A.D. M. G.,XVn, 446.

2. Ibid., 417. S. Athanase affirme qu'en Thébaïde, le pain se conservait aisément durant une année entière. Fita S. Àntonii, 12, P. G., XXVI, 862.

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