‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 314 sur 520 · Greg. Nys., Vita S. Macrinœ,?.G., XLVl · texte numérisé non relu

Greg. Nys., Vita S. Macrinœ,?.G., XLVl

9. Tillemontj Mémoires pour servir a l'histoire ecclésiastique, t. xii, 497-498.

Cette perpétuité ou quasi-perpétuité de l'office n'était, pas, il s'en faut, une règle générale. La plupart des monastères avaient des heures fixées pour la prière commune, laissant à chacun la liberté de continuer son oraison en particulier. Les moines d'Egypte se montrèrent fort discrets. Ils se contentaient, les jours ordinaires, de l'office de la nuit et de celui du soir. Ils se réunissaient encore à l'heure de tierce les samedis, dimanches et jours de fête i.

Cette modération leur offrait de sérieux avantages. Les frères affligés d'une santé délicate ne fléchissaient pas sous une charge trop lourde ; les hommes robustes et fervents trouvaient sans peine le temps de s'exercer dans la pratique de toutes .les vertus ^

Chez eux, plus que n'importe où, l'union du travail manuel et de la prière était en honneur. De la sorte, ils arrivaient à prier continuellement sans observer lés heures traditionnelles que l'on rencontrait dans d'autres monastères 3. Cet usage remontait jusqu'à saint Antoine : il recommandait aux frères qui le visitaient de prier fréquemment et de chanter des psaumes avant et après le sommeil, c'est-à-dire le soir et la nuit, ou de grand matin ^. C'est le cours normal de la prière monastique, que les règles dites de saint Macaire-"^, de l'abbé Isaïe^ et de saint Antoine "^ recommandaient de célébrer avec régularité, ferveur et attention. La dernière ajoute qu'il convient de s'y préparer par l'oraison individuelle.

Les moines de la congrégation de Tabenne, dans la haute Thébaïde, suivaient une liturgie différente, instituée par saint Pakhôme, leur fondateur. Elle comprenait les offices de la nuit**^, du matin ^,

\. Cissien, IiisiiluL, 1. 111, 21-23, 34-

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