Id., 20, 25, ibid
et du soir 1, sans parler de celui que les frères célébraient avant d'aller se coucher \ Quelques-unes de ces prières réunissaient tous les religieux du monastère, tandis que les autres, celles du matin, par exemple, se faisaient dans les diverses maisons ou groupes dont il se composait 3. Comme leurs confrères d'Egypte, les moines pakhomiens faisaient à la prière individuelle une part très large.
Les heures de la prière commune étaient plus fréquentes en Palestine, en Mésopotamie et dans tout l'Orient. Les moines voulaient envelopper avec ces saints exercices, comme dans un réseau mystérieux, toutes les occupations de leur journée, pour les consacrer au Seigneur et les sanctifier. Ils se réunissaient à cet effet le soir, pendant la nuit, à la troisième, à la sixième, à la neuvième heure du jour. C'est Cassfen qui l'affirme ^. Saint Hilarion, qui fut le propagateur du monachisme ed JPaléstine, aurait-il institué cette manière de louer Dieu? Le Père de Buck serait tenté de le croire. Mais il n'a, pour appuyer son opinion, que de simples conjectures 5. Sa vie, écrite par saint Jérôme, est sur ce point dépourvue de renseignements précis. Si l'on peut s'en rapporter au témoignage des Verha Seniorum, l'usage de célébrer par un office la troisième, la sixième, la neuvième et la dernière heure du jour était en vigueur.au monastère fondé par saint Epiphane auprès d'Eleutheropplis 6.
Sylvie, qui visita Jérusalem et l'Orient vers 388, mentionne les prières communes que les moines célébraient avant le chant du coq, au point du jour, à la sixième, à la neuvième et à la dixième
x^Pakhôme reg., 24, 121, 155, ibid., 20, 80,83. •, 2. Id., ,126.., ibid.) 80. • '
3. Cf. Tillemont, t. viii, 183. Ladcuzc, Etude sur le céiiobUisiiie pakhôinieii , 288, 289. Dom S. Baiimer, Geschicbte des Breviers, 75-76, donne en note tous les textes de la règle de S. Pakhôme relatifs à l'office divin. Il n'y a pas. à tenir compte des renseignements fournis parla règle dite de l'Ange. On trouve au monastère d'Atripé, d'après des panégyriques de Schnouli, les mêmes offices qu'à Tabenne. Ladèuzc, oiiv.cit., 318.
■ /^. CiLSsitn, De institut, cœnobii, 1, 111, 34-38.