‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 319 sur 520 · S.Jérôme, ep. 108. P. L., XXII, c · texte numérisé non relu

S.Jérôme, ep. 108. P. L., XXII, c

7. S. Pachomii Régula, 3, P. L., XXlll, 68. Le signal des offices, au moins pendant le jour, était donné par l'hebdomadier sur un ordre du supérieur.

8. Isaice oratio 4, P. G., XL, 1 1 14 ; Reg., 57. P. L., ClU, 432 ; l^erba Seniormn, P. L., LXXIII, 403-404-

(). Veria Semoriiin,V.L.,LXX\\\, ^^\.

Dans les monastères de cénobites, ceux qui étaient les victimes de cet engourdissement devaient se rendre à l'oratoire aussitôt après leur réveil pour s'unir à leurs frères. Parfois des religieux tièdes préféraient de beaucoup continuer paisiblement leur sommeil, au lieu de s'adonner à la psalmodie. Saint Jean Chrysostome accuse Stagyrios d'avoir cédé à cette faiblesse avant la douloureuse épreuve par laquelle Dieu le punit de sa négligence. 11 s'emportait même, paraît-il, contre celui qui venait le réveiller'. D'auires se laissaient vaincre par le sommeil sans qu'il y eût de leur faute. Le sommeil était de fait un ennemi terrible pour des hommes qui, menaient une vie aussi fatigante. Rien ne facilitait plus la victoire que l'empressement à se rendre au lieu de la prière. Saint Ephrem 2, saint Basile 3 et saint Pakhôme ^ le recommandent avec beaucoup d'instance. Afin de donner plus de force à leurs prescriptions, les législateurs monastiques imposaient une humiliation aux frères qui arrivaient en retard. A Tabenne, ils allaient se mettre debout devant l'autel, la ceinture défaite, les épaules inclinées et les mains jointes; ils gardaient cette posture jusqu'à ce que le supérieur leur eût infligé la réprimande méritée. Mais pour encourir cette punition, il fallait n'arriver qu'à la fin de la première oraison. Saint Pakhôme donna une latitude plus grande pour l'office de nuit, en n'exigeant cette satisfaction qu'après la troisième prière 5. Les moines de Palestine usaient de la même discrétion. Le retardataire n'était pas admis dans l'oratoire ; il suivait là psalmodie de la porte ; et quand les moines sortaient, il se prosternait à terre et leur demandait pardon. Une nouvelle humiliation lui était imposée avant d'être admis à l'office suivant 6.

Le sommeil, qui était la grande cause des retards aux. veilles nocturnes, n'abandonnait pas les moines à la porte de l'oratoire. 11 s'acharnait contre eux jusqu'à la fin de leurs prières. Il yenait d'abord au commencement de la réunion ; la paresse ou la digestion d'un repas copieux lui préparaient les voies. Vers le milieu de l'office, les religieux qui n'avaient pas l'esprit appliqué à ce quepro-

1. S.Jean Chrys., Oratio exhortatoria ad Stagyriim, P. G., XLVII, 447.

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