S. Basile, Reg. fus. tract., int. 57, ul
ses auditeurs ^ La pèlerine Silvie put les apercevoir dans la ville sainte à plusieurs cérémonies. Ils chantaient les oifices du jour et de la nuit dans la basilique de la Résurrection, sous la présidence des prêtres ou des diacres. Les dimanches, quand tous les fidèles assistaient à ces réunions, c'était l'évêque lui-même qui les présidait. Lorsque le pontife, le clergé et les chrétiens se transportaient dans un sanctuaire pour célébrer une fête, les moines et les moniales suivaient le cortège et assistaient à la cérémonie '. C'est ainsi que les choses devaient se passer, au moins pour les ascètes et les vierges qui ne vivaient pas en communauté, à Alexandrie, à Ântioche, à Gonstantinople et dans la plupart des villes. Théodoret parle du solitaire Domnine qui allait matin et soir à l'église des fidèles participer aux offices 3. Il n'était pas le seul évidemment.
Chaque cœnohmm avait ordinairement son oratoire, même quand il était bâti en ville. Ceux d'Oxyrinque, et on sait qu'ils étaient en assez grand nombre, possédaient tous une église "î. Parfois une seule église était commune à plusieurs maisons : à Bethléem, les religieuses des trois monastères fondés par sainte Paule se réunissaient dans le même oratoire s. Les solitaires répandus sur la montagne des Oliviers en avaient plusieurs à leur disposition 6. Il y avait dans les groupes érémitiques du Sinaï, de Scété, de Nitrie et des Cellules un temple commun, où les frères allaient les samedis, dimanches et jours de fête".
Quelques monastères syriens offraient une particularité curieuse. Celui de Zeugma, qui avait eu pour fondateur l'abbé Publios, se composait de religieux qui étaient les uns d'origine syrienne et les autres d'origine grecque. Or à cette époque les communautés chrétiennes ou monastiques se servaient dans la liturgie de leur langue vulgaire. Les moines syriens habitaient un monastère et les Grecs en avaient un autre. Mais leur église était commune. Ils se réunissaient tous ensemble aux heures des offices. Les Grecs formaient un chœur qui chantait dans sa langue ; le second chœur
i; S. Cyrille de Jérus., Catechesis IV, n. 24, P. G., XXXUI, 436.