‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 328 sur 520 · Pallade, Hist. laus.^ 104, P. G., XXXIV · texte numérisé non relu

Pallade, Hist. laus.^ 104, P. G., XXXIV

7. Pallade, Hisi. laiis., 7, ibid., 1022. Rufin, Hist. moiiach., 22, P, L., XXI,

répondait en syriaque ^ Les choses se passaient-elles ainsi dans les monastères du mont Coryphe et Téledan, où abondaient les Grecs et les Syriens ^ et à Tabenne, où l'on rencontrait toute une colonie de moines grecs, qui ne comprenaient pas le copte?

Les divines Ecritures fournissaient aux offices liturgiques un texte autorisé. Les moines d'Egypte et d'autres provinces parvenaient à les chanter ou à les réciter presque dans leur entier. C'est saint Epiphane qui l'affirme \

On faisait des lectures plus /ou moins longues, spécialement à la fin des veilles nocturnes. En Egypte, la réunion du soir se terminait aussi par deux leçons. Les psaumes et les hymnes formaient la partie chantée, qui était la principale 4. Mais que pouvaient bien être ces hymnes ? Faut-il y voir seulement des psaumes chantés à l'unisson, des cantiques empruntés aux Livres saints, ou certains chants de composition ecclésiastique, dont l'usage était ancien déjà^? C'est une question à laquelle il est difficile de donner une réponse satisfaisante. Le choix des psaumes n'était pas fait au hasard. On chantait de préférence ceux dont le sens correspondait le mieux au moment et aux circonstances. Le cursus basilien en a fourni la preuve. Silvie affirme qu'il en était ainsi à Jérusalem 6. On ignore qui faisait ce choix. Il est probable cependant que les fondateurs de monastères se réservaient de déterminer l'exercice de la liturgie, comme ils fixaient l'ensemble des observances.

Cassien renseigne mieux sur la manière dont se faisait la psalmodie dans les solitudes égyptiennes. Ce n'était pas pour les anciens un exercice purement matériel. Elle livrait aux* oreilles un texte que l'âme devait s'assimiler par une oraison attentive. 11

1. Théodoret, Hist. relig., 5, P. G,, LXXXII, 1354-1355. L'auteur, qui fut le témoin de cet usage, ne dit pas si les Syriens chantaient dans leur langue le même verset que les Grecs ou le verset suivant.

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