‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 330 sur 520 · Pseudo-Athanase, De Virgitiitate, 20, P. G., XXVII · texte numérisé non relu

Pseudo-Athanase, De Virgitiitate, 20, P. G., XXVII

A Tabenne, le supérieur désignait les psalniistes, qui étaient choisis parmi les anciens. L'honneur de commencer revenait au plus âgé. Chacun devait se contenter d'un psaume, à moins d'avoir reçu un ordre contraire. Parfois deux religieux chantaient ensemble un même psaume ; cela n'arrivait jamais en temps de pénitence. Tous les assistants unissaient leurs voix pour répondre au psalmistei. Saint Pakhôme permettait de tresser des nattes pendant l'office, pour éviter le soinmeiP. La réunion était présidée par le supérieur, qui donnait les signaux 3. Personne ne devait sortir sans sa permission \

Saint Basile ne dit rien du cérémonial des offices. Uveut seulement que par la variété des chants on facilite l'attention et on ravive la ferveur 5. Les moines de Syrie et de Cappadoce goûtaient moins la psalmodie faite par un seul que le chant alternatif ou antiphoné^.

Les leçons se disaient quelqfuèfois sans le secours du livre. Les moines avaient le culte des divines Ecritures; ils aimaient à en apprendre par cœur des fragments considérables qu'ils récitaient durant les offices'^. On racontait à ce sujet l'aventure suivante dont fut victime un anachorète du désert des Cellules. Il savait quatorze livres de la Bible au point de pouvoir les répéter tous imperturbablement. Mais, en se rendant à l'oratoire, il lui arriva d'entendre une parole qui frappa son imagination ; elle remplit si bien sa mémoire qu'il lui fut impossible de se rappeler durant l'office le moindre verset des Ecritures ».

Les moines avaient, comme les simples fidèles, la coutume de

Page 1