Cassien, CoiiL, xxii, p
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comme remède des maladies spirituelles et moyen de conduire l'homme à la possession de la pureté intérieure i.
• Pour inspirer un plus ; grand respect de la communion, les anciens aimaient à raconter un certain nombre de traits, qui se trouvent dans les récits hagiographiques. L'abbé Macaire d'Alexandrie aperçut, au moment où les frères étendaient les mains { pour recevoir le corps du Sauveur, des Ethiopiens qui s'approchaient de quelques religieux et déposaient dans leurs mains des chai'bons, pendant que le pain que leur offrait le prêtre s'en retournait à l'au-^ tel. Quand d'autres se présentaient à l'autel pour communier, les démons étaient saisis de crainte et prenaient la fuite ; un ange, debout près de l'autel, mettait sa main sur celle du ; prêtre :pour l'aider à la distribution des sacrements ^ L'abbé Hiapion vit, lui aussi, pendant la messe, un ange qui inscrivait les noms de certains communiants et en omettait d'autres. 11 remarqua ces derniers et les questionna sur l'état de leur âme au sortir de l'office. C'étaient des hommes qui avaient la ■ conscience chargée*. Ces apparitions 'd'anges pendant la messe ou la communion étaient assez fréquentes.
On citait avec admiration quelques religieux qui trouvaient dans l'Eucharistie un aliment qui suffisait aux besoins de leur corps aussi bien qu'à ceux de leur âme. Le solitaire -Eron passait trois mois entiers sans autre nourriture que la sainte communion et des fruits: sauvages qu'il trouvait à sa portée 'î.jean, solitaire en Thébaïde, ne mangeait rien; l'Eucharistie lui suffisait s.
1. Cassien, Coulât, xxni, 670-671. Théonas blâme -les moines qui se contentaient de communier- une fois l'an afin de se préparer à le faire avec une pureté plus grande. s
a.Rufin, Hist. mon., XXIX, P. G., XXI, 455.