yerha Semorum, P. L.,LXXI
5. Cassien, Iitst,, 1. II, 27, 28. S. Pakhôme, Reg., 5, 7, P. L., XXUl, 6ç).
l'abbé Théodore faisait des cordés daiis sa cellule, en méditant tbut ce qu'il avait appris des divines Écritures; De temps à autre il se levait poui' faire une oraison plus fervente ^ Quelqu'un dënfiandait à l'abbé Agathon : « Qu'est-ce qui est le plus important, du.travail corporel ou des exercices de là vie intérieure ? — L'homme ressemble à un arbre, dit-il, le travail est son feuillage et les exercices de la vie intérieure sont ses fruits*. » Les exéinples et les^ paroles de saint Antoine, de saint Hilarion et des plus illustres solitaires confirment pleinement la vérité de cette sentence.
L'obligation du travail, si fréquemment affirmée par les règles monastiques et par les vies des Pères, venait de Dieu lui-même. Saint Paul l'avait formulée au nom de Jésus-Christ. Ses paroles méritent d'être rapportées textuellement. « Nous vous demandons, mes frères, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de vous séparer de tout frère marchant dans le désordre et ne suivant pas les règles que nous avons tracées. Vous savez en effet de quelle manière il vous faut suivre nos exemples ; nous n'avons pas vécu dans le trouble au milieu de vous; nous n'avons mangé le pain de personne sans l'avoir gagné; nous avons vécu dans le labeur et la fatigue, travaillant de nuit et de jour, afin de n'être à charge à personne. Ce n'est pas que nous n'eussions point la facilité de vivre sans travailler; mais nous voulions vous donner un exemple à imiter. Quand nous étions au milieu de vous, nous déclarions que, si quelqu'un refuse de travailler, il ne doit pas manger. Nous avons appris qu'il y a des hommes qui marchent dans le trouble, sans rien faire, et s'abandonnent à leur curiosité. Nous les adjurons et nous les prions dans le Seigneur Jésus-Christ de manger un pain gagné par leur travail dans le silence ^ »