‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 339 sur 520 · Verba Seniorum · texte numérisé non relu

Verba Seniorum

3. 2 Thess., m, 6-12. Cassien donne un commentaire pratique de ce texte qu'il a soin de compléter par d'autres passages des divines EcrituTés, (Jiist., 1, X, 177-192.) Cf., S. Isidore Pel., 1. i, Episi. 49, P. G., LXXVllI, 214. S. Nil, De voluntarîh p'aupertatc, 45, P. G., LXXIX, 1019. S. Epiphane, y^rfz». hcereses, Hœr.^K), P. G., XLIl, 766, S. Jérôme, Epist. 125, n. 11, P. L., XXII, 1078-1079. S. Jean Chrys., In MaUh. hoin. 7, P. G., LVIl, 88. . ..

C'était donc une loi universelle. Elle pesait cependant d'une manière toute spéciale sur les jeunes religieux i. L'exubérance de cetiâge leur rendait en effet le travail plus avantageux et plus nécessaire.

Saint Paul ne se contente pas de déclarer le devoir que Dieu impose à l'homme; il. en fait; connaître la raison. G'est dans les conditions où le Créateur a mis sa créature qu'il l'a trouvée.

L'homme est tenu de pourvoir par son travail à ses propres besoins, et s'il a par ailleurs les moyens de se suffire, il lui faut légitimer de la sorte la liberté dont il jouit. Vous ne voulez pas travailler, ne mangez- pas,, telle est l'application pratique et la conséquence rigoureuse de cette loi. « Travaillons pour gagner notre vie, disait saint Ephrem, pendant que nous sommes robustes. Si nous venons à. tomber malades, nos supérieurs s'occuperont de nous. Et,.cequ-à Dieu aie plaise! au cas où ils manqueraient à leur devoir. Dieu ne nous abandonnera point^ » Celui qui ne vit pas de son travail, disait un jour un ancien de Nitrie, doit être traité comme un homme qui désire le bien d' autrui s,

L'ambition dès solitaires allait plus loin encore : ils voulaientne devoir qu'à euxrmêmes ce qu'ils dépensaient pour exercer l'hospitalité, et ils se ménageaient en; outre le moyen de distribuer dés aumônes abondantes'^. Saint Antoine leur avait donné cetexemple^v Saint Cyrille d'Alexandrie, qui refusait au religieux le droit d'absorber pour sa propre subsistance lé fruit des sueurs du prochain, trouvait plus naturel qu'il vînt en aide par son propre travail aux veuves, aux pauvres, aux orphelins et' aux frères malades^. Saint Euthyme, pour encourager ses disciples dans cette voie, leur parlait ^des hommes du monde qui offraient les prémices au Seigneur, et soulageaient les indigents, bien qu'ils eussent à payer les impôts et à nourrir toute une famille"^.

Les clercs eux-mêmes enCappadoce gagnaient par leur travail ou

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