S. Cyrille Alex., Adv; Anthropomorphitas
7. Cyrille, Vita S. Euthymii, 3, Acta Sanct.Jan., t. II, 669.
par l'exercice d'un métier les moyens de vivre et de faiire l'aumône 1. Les moines honorés du sacerdoce lié se croyaient ' pas dispensés de cette obligatiori^ L'éducation première de certains moines et l'existence opulente qu'ils avaient pu mener dans le siècle ne les autorisaient pas davantage à rester inoccupés. «Ne cesse pas de travailler, écrivait saint Jérôme à la vierge Démétriade, sous prétexte que tu n'as besoin de rien ; travaille plutôt avec toutes les sœurs, car, grâce au travail, tu ne penseras qu'à ce qui se rapporte au service de Dieu. Je te parlerai simplement : bien que tu aies distribué toute ta fortune aux pauvres, rien ne sera plus agréable au Ghrist que de te voir travailler de tes mains, dans le but de pourvoir à tes propres nécessités et de donner l'exemple aux autres vierges^. »
Le solitaire de Bethléem, qui signale en passant à sa fille spirituelle l'utilité morale d'une occupation sérieuse, revient plus d'une fois sur cette pensée dans les lettres qu'il adresse à ses amis. Il écrit a Rusticus : << Fais toujours quelque chose, et le diable te trouvera sans cesse occupé. C'est ainsi que se comportent les moines égyptiens, en travaillant moins pour gagner leurjvie que pour le bien dé leur âme^. » Saint Nil déclare que l'âme en tire grand profit''. Elle se dé,barrasse par ce moyen des pensées mauvaises et inutiles^, rien ne la prédispose mieux à prier et à vivre en paix avec le Seigneur'''. Le moine laborieux jouit facilement de la paix et avec elle de la crainte de Dieu^; il mérite pour le ciel une récompense magnifique^. On disait couramment en Egypte: lorsqu'il n'y a qu'un seul diable pour tenter le solitaire occupé, il y en a des légions qui s'acharnent contre le religieux oisif 10.