‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 341 sur 520 · S. Nil, 1. I, epist.^io, P. G., LXXIX · texte numérisé non relu

S. Nil, 1. I, epist.^io, P. G., LXXIX

6. S. Isidore Pel., 1. I, epist. 49, P. G., LXXVII, 21 1-214.

7. Cassien, Jiist., 1. II, p. 27-28. S, Nil, De voluiitaria paiiperf aie, 2^, ,24, P. G , 1,XX1X,999. , :

,8. Isaïè,/?^^., 7, P. L.j.Cm, 429. , , 9, S. Ephrem, De Htmilitaie, 75, op. gr., t. 1,322. 10. Cassien, Inst., 1. X, p. 192.

Tous les moines n'avaient pas besoin d'être stimulés au travail.. Il y en eut même qui lui faisaient pratiquement la part trop belle. L'amour du lucre les poussait à lui sacrifier prière, office, régularité. Ils le quittaient avec peine pour se rendre à l'oratoire, où on les voyait toujours arriver les derniers. Leur unique préoccupation était de gagner le plus d'argent possible ï. Les saints eurent à réagir plus d'une fois contre cette tendance déplorable, qui se manifestait surtout aux époques de relâchement. Les sarabaïtes obéissaient plus que personne à ces sentiments de basse cupidité. Ils étaient infatigables. Lès jours et les nuits leur semblaient trop courts, lorsqu'ils avaient un bénéfice à réalisera Quelques. ermites succombèrent à la même tentation. Saint Ephrem en cite un, originaire d'Alexandrie, qui vivait auprès d'un ancien, exerçant le métier d'orfèvre. 11 était lui-même un très habile ouvrier. Mais son ardeur au travail et son âpreté au gain le poussaient à continuer sa tâche une partie considérable de la nuit. L'oraison, les réunions liturgiques et les exercices spirituels le laissaient indifférent. Son maître, affligé de le voir en cet état, cherchait le moyen de le guérir. « Frère Pàllade, lui dit-il un jour, allons travailler au jardin. — Allez, je vous accompagne »; répondit le disciple/ qui ne se dérangea point. La même chose se passait au moment de la synaxe du soir. Ces charitables invitations finirent par l'ennuyer, si bien qu'il s'enfonça dans une solitude profonde, où personne ne vînt le déranger. Mal lui en prit. Sa tête ne put résister à cet isolement complet; il perdit la raison et tomba en paralysie. Ses sœurs durent l'emmener chez elles pour lui prodiguer les soins indispensables 3.

Le même saint Ephrem recommandait fort aux moines syriensde ne jamais se prévaloir des services qu'ils pouvaient rendre à leur monastère par un travail intelligent et assidu. Ce sentiment, admissible chez des ouvriers vulgaires, qui travaillent pour des hommes, ne convenait pas à des moines.. C'est en vue de Dieu

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