‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 344 sur 520 · Àpophtegmata Pair uni, P. G., LXV · texte numérisé non relu

Àpophtegmata Pair uni, P. G., LXV

4. S. Basile, Reg. fus. tracL, iiit. 41, P. G., XXXI, 102 1.-

5. Id., Int., 41, 2021-1024. Reg. brev. tract., int, 242, 1178.

avant un ordre du surveillant. Il fallait suivre jusqu'aux nmoindres prescriptions des chefs'. La règle entrait elle-même dans les détails les plus minutieux. pour fixer davantage le moine à la pratique de cette vertu fondamentale de son état. Le fondateur de Tabenne exerçait une vigilance continuelle, afin que nul ne s'abandonnât à la recherche de soi-même ou à la vanité. Les frères occupés à la confection des nattes devaient en faire une, par jour. Il y en eut un qui trouva moyen d'en tresser deux. Il les' exposait devant sa cellule, pour que tout le monde pût les voir et admirer son activité. Pakhôme, en les apercevant, devina les sentiments qui l'animaient; il dit aux moines que ce frère avait travaillé pour le démon et il lui imposa une pénitence, qui dut rester longtemps gravée dans sa mémoire ^

Au début saint Pakhôme cultivait un lambeau de terre qui lui fournissait de quoi subvenir à ses besoins et nourrir les pauvres du village et les voyageurs 3. Plus tard l'abbé Palamon lui fit défricher un champ couvert d'épines^. Le maître et le disciple faisaient encore des sacs et tressaient divers objets en feuilles ou ei\ fibres de palmier. Lorsque le sommeil fermait les paupières du moine, Palamon l'envoyait transporter du sable avec une corbeille, d'un endroit à un autre. Ces divers travaux leur permirent de gagner leur vie et de faire l'aumône^. Lorsque Tabenne se fut développé, et que saint Pakhôme eut sous ses ordres des centaines de religieux, le nombre des métiers augmenta singulièrement. Tout le monde avait une occupation déterminée. Lss uns travaillaient au champ; les autres, au jardin, comme le saint abbé Pinufe, que ses disciples trouvèrent sarclant et fumant les choux 6, et le moine Jonas, qui, après quatre-vingts ans de vie monastique ^ ne

I. S. Pakhôme, Reg., 124, P. L., XXIU, 80. yUa S. Pachomu, 19. Âcla Sauct. Mail, t. IIl, 303.

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