‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 35 sur 520 · là., Parcen,,\)i\vm(ihid · texte numérisé non relu

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toutes choses, les besoins de la vieillesse et l'ennui de la solitude. Le cœur s'amollit insensiblement et finit par perdre courage. C'est alors que le diable de l'impureté fait son apparition. Le moine l'écoute. A une chute lamentable succède la désolation, puis le désespoir, et enfin l'abandon de toute vie religieuse i.

La Mésopotamie n'avait pas le monopole de ces scandales. Il faut entendre saint Jérôme parler de ces pauvres religieux que l'abus de la vie érémitique avait précipités dans le découragement et dans le désordre s. On racontait en Egypte l'histoire d'un moine fervent qu'un zèle indiscret avait poussé vers la solitude malgré la volonté de son supérieur. Il fut, au bout de six ans, victime d'une illusion. 11 rentra dans le monde, pour y traîner une existence honteuse et misérable^. La fin de Ptolémée fut plus triste encore. Après quinze années passées sans la moindre relation avec les hommes, il prit une allure étrangère. On le vit quitter le désert, parcourir l'Egypte et donner aux fidèles le spectacle de ses lamentables excès ^.

Il s'est rencontré plusieurs ermites qui revenaient volontiers au monastère, après avoir goûté longtemps les charmes de la solitude. Le cas n'était point rare en Syrie. Saint Ephrem leur conseillait de ne pas se prévaloir des années passées au désert, mais de garder humblement leur place, comme s'ils embrassaient la vie religieuse pour la première fois. A cette condition seulement, ils pouvaient avoir la paix^. Cassien rencontra, près de Diolcos, dans le monastère de l'abbé Paul, le moine Jean, qui avait abandonné le désert pour se soumettre en parfaite humilité aux exigences de la vie commune^.

Il est temps de parler de cette vie commune, telle que la menaient les cénobites. On donnait ce nom aux moines qui

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