Id., Conlat., XIV, p
ancien lui eut conseillé d'agir avec beaucoup plus de simplicité, il accepta ce qui lui était présenté, et il eut de quoi faire des présents à ceux qui le venaient voir. De la sorte tout le monde fut satisfait i.
L'abbé Phortas examinait avec soin les dispositions de ceux qui lui apportaient ces offrandes. Il refusait toujours quand ils n'agissaient pas sous l'influence de l'amour divin. « Je n'ai rien à leur donner, disait-il. Comme ils ne recevront de Dieu aucune récompense, je leur ferais une injustice en acceptant^. »
On trouvait en Egypte et dans tout l'Orient des chrétiens dont la charité pour les moines était inépuisable 3. Une: personne pieuse qui n'eût rien donné aux pauvres et aux religieux aurait passé pour une avare 'i. On leur offrait tantôt de l'argent, tantôt des dons en nature 5. Quelques-uns leur faisaient dans leurs aumônes une part si exclusive, que saint Jean Chrysostome se crut obligé de les blâmer, en leur rappelant qu'il y avait dans les villes des malheureux dont les besoins étaient plus urgents.
i. Àpopbtegmata Patrum, p. G.yLXW, 175.