‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 363 sur 520 · Id., Epist. 125, n. 8; ibid · texte numérisé non relu

Id., Epist. 125, n. 8; ibid

4. S, Jérôme, Apologia adv. libros Rufliii, 1. II, 22, P. L., XXllI^ 466.

des Ecritures, delà tradition ecclésiastique et des diverses errieurs professées par les hérétiques et par lés philosophes*. La science de saint Epiphane, comme celle de saint Ephrem, est d'autant plus remarquable que, entrés jeunes au monastère, ils ne purent ni l'un ni l'autre recevoir au dehors la formation littéi'aire des «Basile, des Grégoire de Nazianze et des Jean Chrysostome! Celui-ci fut, de l'aveu de tous, l'orateur le plus éloquent dès Eglises orientales.

J'ai cité quelques noms des plus connus. Mais combien d'autres se firent remarquer par leurs travaux sur la Bible, sur les dogmes catholiques et sur les événements dont ils furent les témoins. Est-il besoin .d'ajouter que la plupart des moines qui furent élevés à la dignité sacerdotale ou au gouvernement des églises méritèrent cet honneur par leur savoir autant que par leur vertu?

Les solitaires avaient tous les moyens de se familiariser avec les sciences divines ; mais les maîtres de la vie ascétique ne se préoccupaient guère de leur donner une instruction profane. Chacun se contentait de celle qu'il avait pu acquérir dans le siècle. Quelque longue que puisse être la liste" des moines formés à l'école des rhéteurs et des philosophes païens, ils n'étaient cependant qu'une exception. La plupart sortaient des rangs du peuple; ils avaient par conséquent le savoir de leur milieu social. Aussi rencontrait-on parmi ieux beaucoup d'ignorants. Ce n'est pas une raison toutefois de transformer les monastères du 1V« et du V^ siècle en asiles de l'ignorance, et de faire du monachisme un obstacle à toute culture intellectuelle. Les moines d'alors ne faisaient profession ni d'igno-. rance ni de science. Us voulaient être non des savants, mais des chrétiens parfaits. Les lectures et les études propres à leur faciliter la poursuite du but qu'ils visaient étaient toujours appréciées parmi eux. Et ils plaçaient, au-dessus des subtilités où se perdait la science des rhéteurs et des conceptions vagues que produisait la philosophie de cette époque, la sainteté de la vie et la doctrine^ qui règle les actions et les pensées humaines^ 11 leur arriva même

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