‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 375 sur 520 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Les moines et les discussions théologiques

Les Églises orientales furent profondément troublées, durant la période qui nous occupe, par les discussions théologiques qui passionnèrent tant les esprits. Comme elles avaient pour objet les vérités fondamentales du christianisme, le dogme de la Trinité, le mystère de l'Incarnation et la grâce, les moines ne purent pas s'en désintéresser. Quelques-uns même prirent à la lutte une part très active.

Ceux qui restèrent fidèles aux enseignements de l'Eglise eurent pour les hérétiques une aversion qui allait jusqu'à cette haine parfaite dont il est question dans le psaume. Il faut ,entendre saint Ephrem accabler de ses malédictions deux de ses disciples qui avaient abandonné sa communion' et professé des erreurs graves. « Que ta mère soit maudite entre les femmes. Malheur aux entrailles qui t'ont donné le jour : tu as embrassé toutes les hérésies, tu es entré par la porte des larrons. Tes œuvres sont pleines de malice. Tu es dépouillé, déchu de la grâce, semblable au traître judas ^ » Il insiste plus d'une fois sur la prudence qui doit porter le chrétien à fuir la société et la conversation des hérétiques ^ Ce docteur, si humble et si doux, s'abandonnait aux impétuosités d'un zèle ardent, lorsque la foi était en cause. Les hérétiques, les hérésiarques^ surtout, cessaient d'être pour lui des frères; ce n'étaient même plus des hommes,, La Bible lui .fournissait pour les désigner des figures d'une hardiesse qui étonne. Parmi les défenseurs, de la

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