Pallade, loc. cit., i-j, P. G., XLVIl
sîasmer avec sa parole ardente le peuple chrétien. L'un de ses maîtres, Diodore, ses amis, Théodore, Maxime et Basile, méritèrent comme lui la dignité épiscopale ; on peut encore citer Alexandre, patriarche d'Antioche, Acace de Berhé, qui malheureusement ternit sa réputation en prenant partie contre Jean Chrysostome, en commettant des abus de pouvoir et en se mêlant aux troubles qui suivirent le concile d'Ephèse ; il mourut à l'âge de cent seize ans
Théodoret, évêque de Cyr, dont les écrits sont pour l'histoire
une source si précieuse, fut consacré à Dieu par ses parents; il ne
put embrasser la vie solitaire qu'après leur mort. Evêque malgré
lui, il porta aux moines l'affection la plus tendre i. Son Histoire
religieuse donne la biographie de plusieurs solitaires élevés à la
dignité épiscopale. C'est en premier lieu saint Jacques, évêque de
Nisibe, qui fut le sauveur de son pays, le père des indigents, des
veuves et des orphelins ^ Agapet gouverna l'église d'Apamée,
après avoir fondé dans ce diocèse deux monastères 3. On peut
encore citer Théodore d'Hiérapolis, Domnos, patriarche d'Antioche,
Hellade, métropolitain de Tarse, etc.
Nulle contrée ne fournit à l'épiscopat des religieux plus méritants
que la Cappadoce. Saint Basile de Césarée, saint Grégoire de
Nazianze, saint Grégoire de Nysse, saint Amphiloquios d'Iconium,
sont trop connus pour qu'iPy ait à insister sur leurs noms et sur
leurs mérites.
Ces hommes que la confiance du peuple chrétien arrachait aux douceurs de la solitude pour les consacrer au service spirituel de leurs frères, honorèrent l'épiscopat et la vie religieuse par la sainteté de leur vie et l'utilité de leurs œuvres. Ils tinrent pour la plupart à unir aux labeurs nouveaux [de l'apostolat les exercices de l'ascèse rigoureuse qu'ils avaient pratiquée loin du monde.
Saint Jacques de Nisibe ne supprima aucune de ses austérités,