‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 419 sur 520 · Cassien, ConlaL, vi · texte numérisé non relu

Cassien, ConlaL, vi

3. S. Nil, Narratio iii-vr, P. G., LXXIX, 61 1-663. . 4. yerba Seniorum, P. L., LXXIII, 804-805.

5. Rufin, Hist. eccUs., 1. 11, 6, P. L., XXI, 514-515. Sozomène, 1. vi, 38, P, G., LXVl, 1410-1411. Socrate, 1. iv, 36, 555-558.

l'apostolat et la charité monastiques 441

Ces tribus erraient souvent dans les campagnes de la Palestine. Saint Hilarion s'occupa de les évangéliser. Les miracles qu'il accomplit en leur faveur lui valurent de leur part une vénération profonde, qui les prédisposait à écouter docilement sa parole. En allant visiter un frère qui habitait le désert de Cadès, il eut occasion de traverser la ville d'Eluse, peuplée de Sarrasins. Ils célébraient la fête de leur divinité. Dès qu'ils apprirent l'arrivée du serviteur de Dieu, ils abandonnèrent tous la solennité pour se porter en masse à sa rencontre. Le saint homme leur parla de la vanité des idoles et du seul vrai Dieu. Son langage les impressionna vivement. Il leur promit, s'ils croyaient en Notre-Seigneur Jésus-Christ, de venir souvent les visiter. Les barbares, abjurant le culte des faux dieux, s'engagèrent à embrasser le christianisme. Le prêtre des idoles ne fut pas le moins empressé, Hilarion dut, avant son départ, tracer le plan d'une église'j i

Saint Euthyme exerça une influence considérable sur une tribu de Sarrasins qu'il convertit tout entière*. La réputation extraordinaire de saint Siméon Stylite attira de nombreux barbares autour de sa colonne. On y voyait accourir des Perses, des Ibères, des Arméniens. Beaucoup parmi eux crurent aux paroles du serviteur de Dieu et se firent chrétiens 3.

Les déserts au milieu desquels le Nil étend sa riche vallée étaient exposés aux fréquentes incursions de peuplades non moins indépendantes et dangereuses que les Bédouins de nos jours. Les Maziques et les Blemmyes firent souvent des victimes parmi les solitaires^. Les premiers envahirent la solitude de Scété et détruisirent complètement ses nombreux monastères ^.

L'apostolat que les moines exerçaient auprès des païens ne doit pas faire oublier les services spirituels et temporels qu'ils ren-

1. s. Jérôme, l^ita S. Hilarionis, 16. /Ida Sanct. Oci., t. IX, 51-52.

2. S. Cyrille, Vita S. Etithymii, 4-6. Âcta Sanct. Jan., t. II, 669-670, 671-672.

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