Théodoret, Relig. hlsL, XXVI, P. G., LXXXII
4. Vita S. Pachomii, 54. Acia Sanct. Mail, t. III, 317. Paralipomeiia, 8-1 1. Ibid., 337. Cassien, Conlat., II, 45-46.
5. yerba Seniorum, P. L., LXXIII, 804-984. yipophiegmaia Patrum, P. G., LXV, 154.
daient aux chrétiens. II est inutile de parler des évêques et des prêtres arrachés à la solitude pour gouverner les églises. Leurs fonctions les vouaient au salut des âmes et aux travaux que comporte ce saint ministère. II n'en était pas de même de la dignité cléricale. On en trouve cependant un grand nombre qui s'efforçaient, par tous les moyens en leur pouvoir, de développer le sentiment chrétien chez ceux qui les approchaient. Voici un fait qui s'est passé en Thébaïde. II y avait, dans le voisinage de l'un des monastères soumis à la règle de Tabenne, un village sans prêtre pour le conduire. Saint Pakhôme, prenant les habitants en pitié, obtint de Sérapion, évêque de Denderah, l'autorisation de leur bâtir une église, où il allait, les samedis et les dimanches, avec quelques-uns de ses disciples, présider leurs réunions. Comme ni lui ni aucun des frères n'étaient dans les ordres, il se bornait à leur faire des prières et des lectures; après quoi il leur adressait une instruction. Ce service fut continué jusqu'au jour où l'on put donner un prêtre à cette population. L' évêque Sérapion témoigna devant saint Athanase du zèle de saint Pakhôme pour le salut des âmes. Le patriarche d'Alexandrie, qui visitait alors les églises de la Thébaïde, manifesta le désir de lui conférer la dignité sacerdotale. L'humilité du saint homme trouva moyen d'éviter cet honneur^.
Saint Antoine ne fut pas moins zélé. Ses miracles^^ bonté et la sagesse de ses conseils lui attiraient une foule énoi^K de visiteurs. A tous sa parole faisait du bien. Que de cœurs afn^^furer soIés par lui ! que d'ennemis il réconcilia ! dans ce ne raviva-t-il pas la charité du Christ ! suivant la biographe 2.
Il y eut en Egypte, en Syrie et dans toutes les solitudèT un grand nombre de religieux éminents qui voyaient, comme saint Antoine, affluer autour de leurs cellules des multitudes de chrétiens. C'était un auditoire sans cesse renouvelé et sur lequel leur parole exerçait une influence extraordinaire. Les reclus eux-mêmes remplirent parfois cet apostolat fructueux. On peut citer le bienheureux Abraham", Romanos, qui habitait dans le voisinage d'Antioche*, Maron, qui vivait dans le diocèse de Cyr», Aphraates, qui abandonna sa