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. 4. S. Isidore Pelus., I.'I, Epist. 143, P. G., LXXVIII, 278.
l'apostolat et la charité monastiques 449
de sa conduite et le déterminaà rentrer chez son père, qu'il engagea par lettre à lui faire un miséricordieux accueiP.
Les indigents surtout fréquentaient volontiers la demeure des moines. Ils eurent dès cette époque ce privilège de la charité qui est resté l'une de leurs meilleures prérogatives. Déjà Aphraates le Sage conseillait aux ascètes de semer généreusement l'aumône autour d'eux*. La règle de saint Macaire recommandait à chaque ermite de ne jamais laisser un hôte ou un frère partir sans l'avoir soulagé, <{ dans la crainte, dit-elle, que le Seigneur ne vienne en personne sous la forme du pauvre ou de l'étranger, et qu'il ne soit le témoin de tes hésitations. Montre-toi donc à tous plein d'affabilité et agis comme il sied à un homme de foi^. » Ceux qui avaient la mission de former- les jeunes moines aux vertus de leur état leur enseignaient à se plaire dans la société des estropiés et des mendiants. Aussi invitaient-ils souvent ces malheureux à s'asseoir à leur table. Ils aimaient à panser les plaies d'un malade, à conduire un aveugle ou à porter un paralytique^. Les maîtres de la vie spirituelle les engageaient à prendre pour but unique de leur charité Ja gloire de Dieu. Toutefois, une ancienne religieuse, nommée Sara, disait sagement de ne point se troubler à l'occasion des sentiments humains qui pouvaient au début se glisser dans le cœur; car l'âme s'élevait peu à peu vers le ciel et finissait par s'abandonner au pur amour du Seigneur s.
L'histoire des origines monastiques est pleine de traits édifiants -où l'on voit éclater la charité des serviteurs de Dieu. Saint Pakhôme était le plus libéral des hommes, donnant aux pauvres tout ce qu'il y avait au monastère, si bien qu'un jour le pain finit par lui man- •quer. Mais Dieu, qui bénit toujours ceux qui font généreusement l'aumône, inspira à un bienfaiteur la pensée de lui conduire un