‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 430 sur 520 · S. Grcg. Nys., Viia S. Macriiiœ, P. G., XLVlj · texte numérisé non relu

S. Grcg. Nys., Viia S. Macriiiœ, P. G., XLVlj

le gibier dans la forêt au milieu de laquelle était sa cellule. Cet exercice avait en outre l'avantage de dominer la fougue de sa jeunesse exubérante!. Saint Grégoire de Nazianze, dans son poème à Hellenios, fait l'éloge d'un moine nommé Cledonios, qui consacrait toute sa vie au soin des pauvres'.

11 y avait à Ancyreun religieux que Pallade connut.. 11 se nommait Eleemon. L'évêque n'avait jamais pu le déterminer à recevoir la dignité sacerdotale. II parcourait les villes du pays afin de chercher ceux qui pourraient avoir besoin d'un secours. II entrait dans les prisons et dans les hôpitaux ; il visitait les indigents ; il frappait à la porte des riches. Sa charité faisait l'admiration de tous^. Celle de l'abbé Bisarion, que cite le même Pallade, n'était pas moins digne de louange*.

On trouve de bonne heure en Egypte des religieux qui se consacraient spécialement au soin des malades. C'était pour beaucoup un grand moyen de sanctification. Nesteros le disait à Cassien^. Mais on ne pouvait retirer de cet exercice tout le fruit désirable sans une patience peu commune. II ne fallait donc pas s'y engager à la légère^. L'abbé Isidore fut assez longtemps chargé de l'administration du grand hôpital d'Alexandrie. L'un des Macaire remplit une fonction semblable.

Saint Basile, qui dota son église de Césarée d'une excellente organisation, fit bâtir hors de la ville un hospice où les infirmes étaient sûrs de trouver un asile et des soins. On y reçut même des lépreux. On y donnait l'hospitalité aux voyageurs. L'édifice et ses dépendances occupaient un espace tel qu'on l'eût pris pour une ville. Le saint pontife le visitait souvent. Les moines furent, dans l'administration et le soin des malades, ses meilleurs auxiliaires'''. Les évêques aimaient à faire des fondations analogues

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